À deux mois de l’élection présidentielle américaine, des signaux inquiétants à Wall Street

La Bourse de New York, 20 avril.

Donald Trump n’a pas tweeté, comme il l’a fait la semaine dernière lorsque Wall Street a battu des records et en a profité. Mais son adversaire présidentiel, le démocrate Joe Biden, a fait: «Ce n’est pas Wall Street qui a construit ce pays. Ce sont les classes moyennes. Et les syndicats ont construit les classes moyennes. Donald Trump ne le comprend pas. Nous avons besoin d’un président qui le comprend »M. Biden a tweeté le lundi 7 septembre à l’occasion de la fête du Travail.

A deux mois de l’élection présidentielle, la bataille sur le niveau de la bourse, dont M. Trump a fait l’indicateur de sa réussite économique, tourne en faveur de Joe Biden. Le lendemain, mardi 8, Wall Street a relâché pour la troisième séance consécutive, accentuant une correction sur les valeurs technologiques: l’indice Nasdaq a reculé de 4,11%. Depuis le record atteint mercredi 2 septembre, la correction est de 10%.

En apparence, le phénomène est pour le moment mineur. L’indice a augmenté de près des deux tiers depuis le plus bas atteint au début de l’épidémie de Covid-19 le 23 mars, et continue de marquer une augmentation de 20% depuis le début de l’année. Néanmoins, l’ambiance est particulièrement morose, alors que tous les indices sont en baisse (le Dow Jones a perdu 2,25% mardi et l’indice S&P a baissé de 2,78%).

Les valeurs technologiques en forte baisse

Le choc du jour a été la baisse de 21% du constructeur de voitures électriques Tesla, accélérée par l’annonce par General Motors de sa prise de participation dans le fabricant de batteries Nikola: la firme d’Elon Musk ne pouvait pas être le boulevard monopolistique attendu, et les firmes de Detroit finira par réagir. Les autres stars de la technologie, gagnantes du lock-out provoqué par Covid-19, ont toutes chuté de plus de 4%: Apple, qui a perdu 230 milliards de dollars de capitalisation boursière en trois jours, mais aussi Zoom, la firme de téléconférence, Amazon, le nombre un Américain pour les ventes en ligne, et enfin Facebook.

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Surtout, d’autres mauvaises nouvelles se sont accumulées: comme le révèle le Wall Street Journal, Boeing rencontre des difficultés de contrôle qualité avec son Dreamlinger 787, alors que la firme aéronautique n’a toujours pas reçu le feu vert pour piloter son 737Max. Le stock a chuté de près de 6%. En tout cas, il suffit de prendre l’avion et de fréquenter les aéroports déserts pour comprendre l’ampleur du désastre qui attend le secteur aéronautique.

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