septembre 23, 2020

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Alaphilippe et plein de Français sur la bonne voie … Ça a cassé partout depuis le début de l’étape …

Le résumé attendu de l’étape:

Les suspects habituels. A partir du milieu du Col de Ceyssat, l’échappée du jour se forme avec les “mecs qui passent bien les bosses mais qui ne sont pas dangereux en général et en bonnes cannes” que l’on voit presque tous les jours sur ce Tour: Hirschi, Alaphilippe, Kamna, Gaudu, Lutsenko, Neilands, Powless, Cosnefroy. Ils sont au total 20 à l’avant, dont Sagan, qui s’arrache pour prendre l’échappée.

Derrière, le peloton les regarde partir, pas besoin de rentrer dans le dur, l’étape sera longue.

Benoit Cosnefroy, sur de bonnes jambes, prend la tête dans les trois premières passes et consolide largement son maillot à pois. Sagan, il remporte le sprint intermédiaire et se relève au prochain passage: son boulot est fait. L’échappée ne compte plus que 6 coureurs avec 50 bornes à l’arrivée: Hirschi, Lustenko, Alaphilippe, Gaudu, Kamna et Soler. Le peloton est à 9 ‘mais commence à devenir un peu nerveux.

Au col de Néronne, énorme ferme de vaches, la course s’installe. À l’avant, Alaphilippe et Hirschi partent en solo et laissent tout le monde sur l’asphalte dans des pourcentages importants. Comme ils sont beaux, les deux ensemble. Derrière, le Jumbo se serra. Ça va piquer.

Alaphilippe et Hirschi ont remporté la course et s’envoient sévères. Mais personne ne peut battre la giclette de Julian sur les 12% du Puy Mary. Le Français s’est imposé comme le patron, Hirschi n’avait plus les tiges après son exploit d’hier. Mais derrière, le Tour de France se joue. Pogacar, fourmis aux jambes, a fait exploser tout le monde à Néronne. Il n’y a plus de Jumbo autour de Roglic, qui doit faire le saut lui-même. Seuls les 8 meilleurs de ce Tour et Thibaut Pinot restent. On ne sait pas vraiment pourquoi, mais il est là.

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Arrive le Puy Mary. Le groupe de 8 + 1 arrive à un rythme effréné et Pogacar en livre un. Bernal contre. Roglic se défend. Bardet y revient. Guillaume Martin craque. Et là, étonnamment, c’est Pinot qui s’y rend. Et c’est une attaque de trop pour Roglic. En perte totale de lucidité, le Slovène oublie que Pinot a au total 3 millions d’années et tente de couvrir son attaque avant d’exploser en vol. Il reste 1,5 kilomètre à 12%, le plus long terminal cinq de la vie de Roglic. Devant, on saisit la manne et les meilleurs grimpeurs de ce Tour + Pinot arrêtent d’attaquer et roulent ensemble. Il ne reste que Quintana, Bardet, Pogacar, Bernal et Pinot. Roglic indique rapidement 10, 20, 30 secondes. Alors que tout le monde se regarde, Romain Bardet s’installe un peu pour obtenir le bonus ‘à l’arrivée et crée enfin un petit accord. Il arrive 8 secondes avant le groupe Bernal, 54 avant Roglic. Ça suffit pour le maillot jaune, avec le bonus ». Le Français est en jaune non loin de chez lui, et Roglic se mord les doigts pour ne pas avoir attaqué alors qu’il aurait pu, dans les Pyrénées.