octobre 29, 2020

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Après de nouveaux affrontements entre manifestants, le Kirghizistan sombre dans la crise

Au moins cinq personnes ont été blessées vendredi 9 octobre, dans des violences entre manifestants rivaux dans la capitale kirghize, Bichkek, alors que la crise politique continue de s’aggraver dans ce pays d’Asie centrale.

Invisible pendant quatre jours, le chef de l’Etat, Soroonbai Jeenbekov, a signé un décret imposant l’état d’urgence dans la capitale, mais rien ne dit qu’il sera appliqué, plusieurs clans politiques ayant pris le contrôle des différents organes gouvernementaux. Vendredi soir, cependant, des témoins ont rapporté avoir vu des véhicules militaires traverser Bichkek.

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Le Kirghizistan est plongé dans une tempête politique depuis le déclenchement d’un mouvement de contestation contre la fraude lors des élections législatives de dimanche, remportées par deux partis proches du président. Des groupes politiques opposés, opposés à M. Jeenbekov, se disputent désormais le pouvoir.

Vendredi, des affrontements entre militants ont éclaté dans le centre de Bichkek, en marge d’une manifestation organisée par un groupe d’opposition représentant plusieurs partis. Le ministère de la Santé a déclaré qu’au moins cinq personnes avaient été blessées, dont un jeune homme politique de premier plan, Tilek Toktagaziyev, qui avait été touché par des pierres.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’ancien président Almazbek Atambayev a déclaré que sa voiture avait été la cible de tirs lors des affrontements, tandis que ses partisans avaient également organisé une manifestation pendant la journée. “La voiture de l’ancien président a été touchée par des balles réelles”, a déclaré son porte-parole, Koundouz Joldoubaïeva.

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Ancien mentor du président Jeenbekov, devenu son grand rival, M. Atambayev a été libéré de prison lundi au cours d’une nuit d’émeutes. Il purgeait une peine de onze ans de prison pour avoir libéré un chef de la mafia de prison et attendait un deuxième procès pour son rôle dans la résistance armée à son arrestation.

Le président dit qu’il est prêt à démissionner

Le président Soroonbai Jeenbekov, qui n’est pas apparu en public depuis lundi, a annoncé tôt vendredi matin qu’il était prêt à démissionner. “Lorsque les autorités légitimes ont été approuvées et que nous sommes de retour sur la voie de la légalité”.

La démission pourrait intervenir après des changements au sein du gouvernement et une date fixée pour de nouvelles élections, a indiqué la présidence dans un communiqué. La première condition est remplie, M. Jeenbekov ayant signé un décret révoquant le gouvernement.

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Les affrontements, dont de violents affrontements entre manifestants et policiers lundi, ont fait un mort et plus d’un millier de blessés. Cette crise fait craindre une flambée de violence au Kirghizistan, considéré comme un îlot de pluralisme dans une région où les régimes autoritaires sont la règle.

Vendredi, une autre manifestation a été organisée à Bichkek contre le crime organisé, qui tourmente la politique aux yeux de nombreux Kirghizes. La veille, des personnalités des partis d’opposition avaient prétendu contrôler le parquet ou le ministère de l’Intérieur. Aucune présence policière n’était visible devant les principaux bâtiments gouvernementaux.

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Le monde avec l’AFP