Avec l’encyclique «Fratelli tutti», le pape François scrute la mondialisation

En mai 2015, François a publié Loué, la première encyclique d’un pape relative à la crise écologique. Cinq ans plus tard, avec Tous les frères, publiée le dimanche 4 octobre, le pontife argentin consacre la deuxième encyclique de son pontificat à “Fraternité et amitié sociale”, qui peut être décrit comme le premier grand texte pontifical sur la mondialisation. Comme Loué, il s’adresse non seulement aux catholiques, mais “A toutes les personnes de bonne volonté”. Tous deux sont placés sous le patronage de François d’Assise, le saint italien du XIIIe siècle.e siècle qui est devenu pauvre parmi les pauvres et dont Jorge Mario Bergoglio a emprunté le nom.

En 90 pages, ce pape de l’ère mondiale livre le premier document magistral de l’Église catholique sur ce grand changement qui touche toutes les dimensions de l’existence, tant collective qu’individuelle. Cette écriture reprend, en les organisant, bon nombre des thèmes qui lui tiennent à cœur et qu’il a abordés à plusieurs reprises ces dernières années. De la montée des tensions entre les États à l’individualisme à l’ère des médias sociaux, de l’avenir de la planète à l’accueil des migrants, du populisme au libéralisme, de la guerre mondiale en morceaux au dialogue interreligieux, le leader de “ l’Église catholique pourrait “Pour raviver un désir universel d’humanité” alors que le temps lui semble au contraire être celui de la fragmentation, des tensions nationalistes et de l’isolement des individus.

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Intérêts individuels et “nationalismes étroits”

Son observation initiale est sombre. Dans le monde d’aujourd’hui, note-t-il, “Certaines tendances entravent la promotion de la fraternité universelle”. Les intérêts individuels s’affirment au détriment de “La dimension communautaire”. Le mouvement vers la coopération entre les États pour prévenir les conflits et pour coopérer au sein des groupes régionaux semble faire marche arrière. De “Nationalismes étroits” se manifestent et “ouvert sur le monde” est devenu une expression monopolisée par “Économie et finances”. “Dans le monde d’aujourd’hui, les sentiments d’appartenance à la même humanité s’affaiblissent et le rêve de construire ensemble justice et paix semble être une utopie d’un autre temps”, écrit le Pape.

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Une fois de plus, François revient longuement sur le traitement réservé aux migrants, à ses yeux le symptôme le plus éloquent du repli et du manque de fraternité. Il demande d’appliquer le concept de “Citoyenneté” quand ils sont arrivés “Depuis quelque temps et intégré”, de ne pas les considérer comme “Usurpateurs qui n’offrent rien” mais comme la chance de découvrir “Qu’aujourd’hui, soit nous nous sauvons tous, soit personne ne s’enfuit”.

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