décembre 5, 2020

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ce qui n’a pas bien fonctionné dans la gestion de l’épidémie depuis le déconfinement

“Au moins 400 000 morts de plus si rien n’est fait.” Le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi 28 octobre à 20 heures de nouvelles restrictions visant à enrayer l’épidémie de Covid-19. En particulier un reconditionnement de la France métropolitaine. Parce que les chiffres battent leur plein. La France a ainsi enregistré 288 décès attribués à Covid-19 ces dernières 24 heures dans les hôpitaux, ont annoncé mardi les autorités sanitaires. Le même jour, leLe nombre de patients en réanimation s’élève à 2 900, pour un total de 5 800 lits réas disponibles dans toute la France. Comment en sommes-nous arrivés là, depuis la mise en détention en mai dernier? Éléments de réponse.

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Une gouvernance de crise pas encore “optimale”

Qui pilote le navire? Dans une remarquer publié le 27 juillet, alors que l’épidémie est à nouveau en hausse grâce aux vacances et à l’euphorie estivale, le conseil scientifique dédié à Covid-19 est ému par une répartition des rôles jugée floue. Il estime queles autorités sanitaires doivent améliorer les systèmes en place ” sur plusieurs points dontgouvernance – à la fois au niveau central et au niveau des territoires “.

“Qui décide et prend la direction opérationnelle en cas de scénario défavorable ou difficile?”

Le comité scientifique Covid-19

dans un avis publié le 27 juillet

Ce qui suit lui donne raison. À l’automne, le gouvernement semble parfois naviguer à vue. Venant de Paris, la décision brusque de fermer les bars de Marseille fin septembre, a ainsi suscité un tollé des élus locaux. “Nous nous rendons compte que notre système n’est pas optimal pour la gestion de crise, a commenté diplomatiquement le directeur de l’École des hautes études en santé publique de Rennes, Laurent Chambaud. Il existe des tensions entre le ministère de la Santé et d’autres ministères, ou entre les autorités sanitaires régionales et les préfets. il y a probablement des progrès à faire sur ce sujet “.

La stratégie “tester, tracer, isoler” “a largement échoué”

A partir de septembre, les files de personnes souhaitant se faire tester s’étirent devant les laboratoires des métropoles. le La France semble incapable de mettre en œuvre la devise mise en avant par l’Organisation mondiale de la santé: “tester, tracer, isoler”. Même Emmanuel Macron l’a reconnu dans son discours de mercredi. Cent mille appels sont effectués chaque jour pour identifier les contacts et briser les chaînes de contamination, a expliqué le président. “Mais si ce système peut être avec quelques milliers de cas par jour”, les “n’est plus efficace” puisque «aujourd’hui, nous avons entre 40 000 et 50 000 contaminations quotidiennes détectées».

Rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion de l’épidémie de Covid-19, le sénateur de l’environnement (et médecin) Bernard Jomier a rédigé un bilan sévère de cet échec, 11 octobre franceinfo.

“Notre gros problème en France, c’est que (…) la stratégie” tester, tracer, isoler “échoue largement car on a mal testé, car on dessine mal et on isole peu de fond”.

Bernard Jomier (sénateur de l’environnement)

sur franceinfo

Trop de tests sont effectués, avec des résultats trop tardifs et des chaînes de contamination qui ne sont pas rompues dans le temps. Regardez le taux de contamination dans les logements collectifs, dans les maisons. C’est dramatique et montre clairement l’échec. Vous avez des maisons où 60, 80% de personnes ont été infectées», explique Bernard Jomier.

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Il aurait été plus utile de faire la distinction entre les tests de diagnostic et les tests de dépistage “, analyse pour sa part Laurent Chambaud. “Des tests gratuits à grande échelle ont obstrué le système et le gouvernement a été contraint d’y revenir pour établir des priorités“.

Au fil des semaines, avec la montée de l’épidémie, l’identification de tous les cas de contact devient un travail titanesque. “La solution est d’automatiser ce travail. C’est le but de l’application TousAntiCovid, estimé l’épidémiologiste et biostatisticien de l’École des hautes études en santé publique, Pascal Crépey, à La conversation.. “Malheureusement”, il se lamente. «Aujourd’hui, cette application n’a été téléchargée que par 4 millions de personnes sur 50 millions de Français équipés d’un téléphone portable …»

Décisions trop tard?

Les décisions du gouvernement ont-elles été trop tardives? Interrogé, le dDirecteur adjoint de l’Institut d’épidémiologie et de santé publique Pierre Louis, Dominique Costagliola a répondu par mail que le “rapports hebdomadaires de Santé publique France“étaient des signaux “assez” alerter. Et cela aurait dû être poussé plus loin “télétravail”, ou développer “protocoles plus” sécurisés “” dans les écoles.

Laurent Chambaud, il reste prudent. Il met en évidence les effets négatifs des mesures d’endiguement ou de couvre-feu, en particulier sur les populations les plus vulnérables en termes de logement, d’emploi, de précarité et de santé. Mais il s’interroge sur les nouvelles restrictions à annoncer. “Il a fallu au moins 15 jours ou trois semaines pour voir les effets du couvre-feu décrété le 19 octobre. Et là, sans attendre, on prend de nouvelles décisions, sans attendre. N’aurait-il pas été mieux? Reconsidérer dès le départ? De toute façon, avec le nombre de personnes en réanimation, il n’y a plus le choix. “

Un mode de décision qui ne repose pas assez sur la population

Dernière critique étouffée de Laurent Chambaud, un fonctionnement trop vertical de l’information. «Nous livrons beaucoup d’informations et de mesures coercitives, mais nous mettons très peu d’énergie pour qu’il y ait une diffusion autrement que par des canaux verticaux. Les gens devraient être plus impliqués dans le développement de l’acceptabilité des décisions. Trouver des intermédiaires, des ambassadeurs pour diffuser des informations sur l’épidémie: des jeunes pour parler aux jeunes, des ruraux pour parler à la population rurale, des migrants pour parler aux migrants, etc. “

“Il est important d’interagir avec les groupes pour connaître leurs réactions, comprendre pourquoi ils peuvent nier le problème ou se renseigner sur des réseaux sociaux ou des forums peu fiables.”

Laurent Chambaud (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique)

vers franceinfo

“Si non, il conclut, nous risquons de rencontrer des défis importants en raison de mesures qui ne sont pas comprises. “

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