décembre 1, 2020

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«C’est super violent», confie un Jérémie Beyou déçu après son demi-tour forcé vers les Sables-d’Olonne

Jérémie Beyou a du mal à digérer son retour forcé aux Sables-d’Olonne. – SIPA

Quatre ans de préparation intensive et de sacrifices, voilà ce qui vient de s’écrouler Jérémie Beyou, le grand favori de ce
Vendée Globe 2020, qui a dû faire demi-tour pour revenir aux Sables-d’Olonne après avoir cassé son gouvernail. Le skipper n’a pas caché sa tristesse, voire sa colère, jeudi, lors d’une séance avec le PC de la course autour du monde seul. «Honnêtement, je me réveille de quatre ans de préparation pour tenter de gagner la Vendée et c’est fini», dit-il, agacé.

«C’est toujours la même chose… Cela empire quand on pense aux événements qui nous entourent. Maintenant, lorsque vous êtes un athlète de haut niveau, vous ne vivez qu’à travers votre objectif. Depuis quatre ans, je vis avec l’objectif de tenter de remporter le Vendée Globe. J’y suis à 100%, je ne vois rien qui existe autour. Quand ça s’arrête comme ça, du coup, c’est super violent », a déclaré le marin, qui avait terminé troisième lors de la dernière édition (2016/2017).

«C’est pourquoi j’ai mis si longtemps à faire demi-tour, j’aurais probablement dû faire demi-tour tout de suite, car aller traverser l’avant avec le bateau dans cet état, forcément ça a fait d’autres dégâts collatéraux mais je n’arrivais pas à y croire. Le réveil est un peu dur », a-t-il poursuivi.

Beyou pourrait quitter la course

Le navigateur a d’abord rencontré un problème avec la chaîne de retour le point d’écoute des voiles d’avant, qui “a fait sauter la cloison de barre d’écoute”, puis le bateau a heurté un ofni (objet flottant non identifié), ce qui a endommagé le gouvernail de direction tribord. Poursuivant sa course face à un front violent, le «courant de pataras» (partie tenant le mât) a explosé.

Beyou n’a finalement eu d’autre choix que de revenir pour essayer de le réparer, mais il n’est pas sûr qu’il part. «Là, je ramène le bateau et je verrai après. Je ne sais pas, je ne sais pas », murmura-t-il. «Mon père est allé à l’hôpital, il a eu un accident vasculaire cérébral une semaine avant de partir, j’ai complètement oublié cela. Visiblement là, ça se casse un peu au visage », a-t-il dit. Beyou est attendu samedi matin aux Sables-d’Olonne. Il aura jusqu’au 18 novembre à 14 h 20 pour partir.

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