décembre 5, 2020

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comment affronter une «journée sans fin»?

L’impression de traverser un long tunnel qui ne finit jamais. le “Journée sans fin”, décrit par Emmanuel Macron ce mercredi 28 octobre, poursuit. L’annonce d’un nouveau confinement d’une durée minimale d’un mois à compter du vendredi 30 s’ajoute à un contexte déjà sombre, marqué à la fois par attaques ou des tentatives d’attentats qui se sont multipliées sur le sol français depuis deux semaines et par les conséquences économiques de la première vague de pandémie, qui touchent particulièrement les catégories les plus vulnérables de la population.

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«Nous sommes dans un moment singulier où plusieurs dangers se répètent et forment un système, analyse Frédéric Worms, philosophe, auteur de Étonnement et résistance. Face à l’événement (2015-2020). Ces dangers mettent à l’épreuve nos institutions, nos relations, nos émotions et nous laissent entre étonnement et incertitude. “

Un test à surmonter

Et ça “Tester” national pourrait s’avérer encore plus difficile que le premier. Parce que l’épidémie semble hors de contrôle, tout d’abord, et que “La deuxième vague sera sans aucun doute plus meurtrière que la première”, a prévenu Emmanuel Macron. Mais aussi parce que les nerfs ont déjà été mis à rude épreuve.

“L’être humain n’est ni fait pour être enfermé ni coupé des autres”, rappelle le psychiatre Nicolas Franck. Un clin d’œil à l’histoire, son livre Covid-19 et détresse psychologique. 2020, l’odyssée du confinement est apparu mercredi, à la veille de la deuxième saison du feuilleton national.

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Le psychiatre a mené une enquête auprès de 20 000 personnes en mars. Ses conclusions à l’appui, il dresse un tableau quelque peu optimiste des jours à venir: «Ceux qui ont eu une mauvaise expérience avec le premier accouchement connaîtront encore pire le second. Et certains qui avaient vécu de façon plus ou moins correcte le premier pourraient mal vivre le second, car ils souffrent de la détérioration de leurs conditions économiques, ce qui n’était pas le cas en mars. “

Apprendre de l’expérience du printemps

“Le confinement est une source d’angoisse pour tout le monde”, note Anne Giersch, directrice du laboratoire de neuropsychologie cognitive et physiopathologie de la schizophrénie à l’Inserm Strasbourg. L’agence de sécurité sanitaire Santé publique France, en partenariat avec l’institut de sondage BVA, a suivi 2000 personnes dès mars pour évaluer les effets de la pandémie sur la santé mentale.

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Fin mars, plus d’un quart des répondants à l’enquête CoviPrev ressentaient un état d’anxiété, soit le double du taux observé en 2017 (13,5%). Ce taux est tombé à 15% en juin, avant de remonter (18% lors de la dernière phase de l’enquête, fin septembre).

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«Anxiété, stress, dépression… Le confinement peut exacerber les problèmes de santé mentale. Tu dois être prudent “, prévient Anne Giersch, qui se réjouit pourtant “Expérience” acquis par les professionnels de santé lors du premier accouchement: «Quiconque souffre peut se tourner vers la plateforme CovidÉcoute, qui sera remise en service, poursuit le psychiatre. Cela fait gagner du temps en s’orientant vers la bonne consultation. “

“Une façon de vous protéger est de communiquer”

Pour contrecarrer la détresse psychologique, il faut donc puiser en hiver dans les leçons de printemps, propose Nicolas Franck, qui indique trois préceptes à suivre. “Structurez vos journées”, d’abord: avoir un programme, des objectifs quotidiens. “Gardez les contacts sociaux”, puis, par téléphone ou en personne.

Parce que le confinement ne signifie pas l’isolement: «Nous avons mené une étude lors de la première vague, qui montre que les participants ont augmenté leurs contacts avec leurs familles, notamment via les réseaux sociaux, relief Anne Giersch. Une façon de vous protéger est de communiquer. “

Enfin, poursuit Nicolas Franck, il faut “Fixez-vous un objectif de confinement, une activité constructive qui vous permet de laisser une trace, comme l’écriture, la peinture …”. Lors du premier accouchement, la lecture par exemple a servi de refuge et les ventes de livres ont explosé dès la réouverture des magasins, à partir de juin.

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Un confinement moins strict

Autre motif de fête: contrairement au premier accouchement, les écoles resteront cette fois ouvertes et l’activité se poursuivra “Avec plus d’intensité”. «Aller travailler est déjà une amélioration pour beaucoup de gens. Pour beaucoup, c’était une source d’angoisse de devoir faire du télétravail tout en s’occupant des enfants à la maison », se souvient Anne Giersch. Au printemps, “Ceux qui travaillaient étaient en meilleure forme que ceux qui ne travaillaient pas”, ajoute Nicolas Franck.

Les effets de l’isolement sur la santé mentale sont propres à chaque personne et fortement liés à son milieu de vie, poursuit-il. Il y a “Ceux qui s’adaptent et trouvent des moyens de faire face parce qu’ils ont une grande résidence, des conditions de vie plus favorables et une personnalité qui s’y prête”, énumère le psychiatre. Et il y a les autres, “Les plus fragiles”, “les célibataires, les étudiants dans un petit studio loin de leurs parents …”.

D’un point de vue général, “Il y a aussi une corrélation entre le bien-être mental des Français et leur âge”, poursuit le pôle manager du centre hospitalier du Vinatier, en banlieue lyonnaise. «Cette période de fragilité pèse sur les jeunes, qui sont à un moment où ils construisent leur vie. Les personnes âgées ont mieux vécu l’accouchement: la plupart vivaient dans des zones plus vastes, étaient avec leur conjoint ou leur famille. Ils ont consolidé leur mode de vie, se sont rassurés », décrypte le psychiatre.

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Contrairement au premier accouchement, les visites en maison de retraite et en maison de retraite seront également autorisées, afin d’éviter “Drames humains” printemps, évoqué par Emmanuel Macron, mercredi. “Le virus tue, mais aussi isolement complet”, insiste Anne Giersch, citant l’exemple d’un «Personne âgée seule dans sa maison de retraite, qui ne peut pas utiliser son téléphone portable: comment communiqueront-elles si les gens ne viennent pas les voir? “

Lutter contre le “découragement”

Le confinement, cependant, n’est qu’une étape. Ça prendra “Attends jusqu’au vaccin”, attendu “En été”, a déclaré mercredi le chef de l’Etat. Alors, comment vivons-nous dans l’incertitude qui nous entoure depuis sept mois maintenant? «Nous devons imaginer que chaque catastrophe a une fin, et que nous devrons reconstruire après. Faire preuve d’anticipation et de solidarité permet de se projeter », considère Nicolas Franck.

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«L’épreuve que nous traversons sera aussi une bataille spirituelle, pense le philosophe Frédéric Worms. Cette pandémie nous rappelle le sens de la vie. Il s’agira de ne pas se laisser submerger par un si grand danger: notre propre découragement. Luttons contre la panique. “ le “La résistance”, un programme ambitieux pour occuper les semaines à venir.

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Les conditions du nouveau confinement

Entré en vigueur ce vendredi 30 octobre à minuit, la garde durera au moins jusqu’à 1est Décembre.

Un certificat sera nécessaire pour sortir, avec des raisons similaires à celles du printemps: rendez-vous médical, assistance à un être cher, courses «indispensables», balades près de chez soi …

Les écoles, collèges et lycées restent ouverts, mais les universités et les établissements d’enseignement supérieur n’offrent plus d’enseignement à distance. Le masque devient obligatoire à partir de 6 ans.

Le «recours au télétravail doit être le plus massif possible», a indiqué le Premier ministre, jeudi 29. Les usines, les agriculteurs et le secteur de la construction doivent «poursuivre leurs activités».

Les résidents des maisons de soins infirmiers et des maisons de retraite peuvent être visités.

Les magasins, cinémas et lieux d’arts du spectacle «non essentiels» sont fermés, mais les bureaux de poste et les comptoirs de service public restent ouverts, tout comme les marchés alimentaires. Les parcs et jardins publics sont également accessibles.