décembre 1, 2020

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Covid-19: ces grandes villes où l’épidémie “ralentit”

Interrogé au micro de l’émission «Questions politiques», Olivier Véran a rappelé dimanche midi qu’il était «trop tôt» pour juger des effets de la reconduction. Mais il a quand même mentionné ” une forme de ralentissement de la progression de l’épidémie […], frémissant », bref, un très léger frein à la circulation du virus qui pourrait être confirmé par le Premier ministre lors de sa conférence de presse de jeudi.

Ce phénomène «ne fait pas de doute» dans certaines grandes métropoles, à commencer par Paris, selon David Heard, directeur de la communication de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France. Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, a fait le même constat lundi matin.

L’épidémie ralentit dans la plupart des métropoles, elle diminue même dans certaines

Au-delà de Paris, plusieurs grandes villes sont concernées par ce «frémissement» très récent de l’incidence, c’est-à-dire du nombre de personnes testées positives sur une tranche de la population sur une semaine. Profondément touché, Lille semble avoir atteint un pic en toute fin octobre, tout comme Toulouse et Montpellier.

La situation semble plus nuancée dans le Sud-Est, où, malgré une baisse drastique, le nombre de personnes testées positives reste très élevé à Saint-Etienne. A Lyon, un plateau semble également atteint et il est trop tôt pour parler de récession. De même à Nice, où, malgré un niveau de contamination plus faible, les signes de ralentissement ne sont pas si clairs.

À ce stade, il est à noter que le rythme soutenu des tests entraîne souvent des retards dans la communication des résultats et que ce n’est qu’avec le temps que l’on peut attester d’un retournement de tendance.

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Zones rurales plus contaminées qu’au printemps

La France est en effet l’un des pays qui teste le plus au monde, et ce n’est évidemment pas sans conséquence sur le nombre de projections positives, qui a augmenté depuis début octobre.

Et si certaines villes atteignent désormais un plateau, il est clair que contrairement à la première vague, la seconde touche presque tous les territoires et s’est étendue aux zones rurales.

Covid-19: ces grandes villes où l'épidémie

Dans les hôpitaux, le pire reste à venir

Reste à savoir si les lueurs d’espoir qui pointent ici et là sur le territoire sont à attribuer au couvre-feu et à la détention. «Très malin celui qui vous expliquera un lien de cause à effet entre comportement et incidence», remarque David Heard, avant de souligner l’importante inertie de la politique de dépistage: «Il faut parfois plus d’une semaine pour incuber le virus, quelques jours pour se faire tester, et quelques jours pour obtenir le résultat. Une mesure n’a d’effet qu’au moins quinze jours après son application », note David Heard.

Et en fait, la situation hospitalière est critique. Le nombre de lits occupés pour Covid-19 devrait très prochainement atteindre le pic du 14 avril 2020. De même, le nombre de réanimations continue d’augmenter et avec elles, le nombre de décès.

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