Donald Trump devrait choisir la juge ultra-conservatrice Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett est la favorite pour être nommée à la Cour suprême. – JUSTICE

Donald Trump a choisi le juge conservateur Amy Coney Barrett remplacer Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême des États-Unis, ont rapporté vendredi les principaux médias américains, faisant état de sources républicaines bien placées.

La présidente américaine doit confirmer officiellement samedi à 17 heures le nom de cette magistrate connue pour ses convictions religieuses traditionalistes. Elle doit succéder au progressiste “RBG”, icône féministe, décédé la semaine dernière d’un cancer. Cette nomination cruciale est déjà controversée, moins de 40 jours avant l’élection présidentielle américaine du 3 novembre.

Sprint de six semaines

Donald Trump a entamé le processus à toute vitesse pour pouvoir ancrer durablement la Cour suprême dans le conservatisme, ses juges étant nommés à vie. Les démocrates sont sur le vent, arguant qu’il devrait attendre les élections avant de basculer dans le camp conservateur cette institution qui décide, aux Etats-Unis, des principales questions de société, comme l’avortement ou le droit de porter des armes.

Si son candidat est confirmé, comme prévu, par le Sénat à majorité républicaine, la Cour suprême n’aura que trois juges progressistes sur ses neuf magistrats. Interrogé sur ces informations, Donald Trump a répondu: “Je n’ai pas dit que c’était elle, mais elle est extraordinaire”. Les cinq candidats qu’il a dit envisager “sont tous excellents”, a-t-il ajouté aux journalistes en descendant de l’avion présidentiel Air Force One vendredi soir. A-t-il pris sa décision? “Dans ma tête, oui”.

Tollé démocratique

Le choix d’Amy Coney Barrett, catholique pratiquante de 48 ans, mère de sept enfants et opposée par conviction personnelle à l’avortement, pourrait galvaniser l’électorat religieux conservateur sur lequel Donald Trump s’est largement appuyé pour y être élu. a quatre ans. Mais les sources républicaines évoquées dans les médias américains n’excluent pas la possibilité d’un “revirement de dernière minute” de la part du président. “Il n’a pas, à notre connaissance, parlé à d’autres candidats”, précise néanmoins le New York Times.

L’autre favori moins connu était Barbara Lagoa. Née en Floride il y a 52 ans de parents ayant fui le régime communiste de Fidel Castro, elle aurait pu constituer pour Donald Trump un atout politique de poids dans cet État méridional potentiellement décisif pour l’élection présidentielle. Une «femme merveilleuse» et «hispanique», avait souligné la républicaine, qui avait indiqué vendredi soir ne pas l’avoir rencontrée en personne.

Le magistrat nommé samedi par le locataire de la Maison Blanche devra alors être confirmé par le Sénat, à la majorité simple. Malgré le tollé démocrate, la chambre haute devrait voter avant l’élection présidentielle du 3 novembre.

“RBG” honoré au Capitole

Signe de tensions politiques, c’est sous les huées des manifestants que Donald Trump est venu méditer jeudi devant la dépouille de Ruth Bader Ginsburg, exposée à l’entrée de la Cour suprême.

Une semaine seulement après sa mort, à 87 ans, «RBG» a reçu vendredi ses derniers hommages solennels au Capitole des États-Unis, en présence du candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden et de sa vice-présidente, Kamala Harris.

“Aujourd’hui, le juge Ginsburg est entré une dernière fois dans l’histoire”, a tweeté l’ancien vice-président américain. Elle est la première femme à recevoir un tel hommage au siège du Congrès des États-Unis et la première personne de confession juive.

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