octobre 22, 2020

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Egan Bernal (Ineos) blessé au dos, vraiment?

CRITERIUM DU DAUPHINE – Egan Bernal, vainqueur du dernier Tour de France et 7e du classement général après trois jours de course, n’a pas pris le départ de la 4e étape ce samedi. Un membre de son équipe a fait état d’un problème de dos, selon l’AFP. Mais selon nos confrères de L’Equipe, le Colombien a quitté son hôtel le matin pour faire un voyage d’entraînement, en marge de l’événement.

Ce serait un sacré bluff. Egan Bernal s’est retiré du Critérium du Dauphiné ce samedi, avant la 4ème étape. La raison invoquée par un membre de sa formation, Ineos, selon leAFP : il a mal au dos. Sauf que cela ne l’a pas empêché de rouler, selon nos confrères de L’équipe. Le vainqueur du dernier Tour de France aurait quitté son hôtel dans la matinée, suivi d’une voiture banalisée de son équipe, pour faire un voyage d’entraînement.

Le tout avec un coup de pédale rassurant. Il n’avait pas l’air de souffrir. “encore moins du dos, compte tenu de sa position sur le vélo“, selon un témoin interrogé par L’équipe. Si oui, que jouent le grimpeur colombien de 23 ans et son entraînement britannique? C’était laconique dans sa manière d’annoncer le retrait de son chef: “Nous pouvons confirmer que Bernal ne prendra pas le départ ce (Samedi) matin à Ugine. “

Confiance à entretenir, doutes à transmettre

Le coup de lumbago admettrait plusieurs intérêts. Le premier serait d’épargner la confiance d’Egan Bernal. Celui-ci n’apparaît pas sur une forme ascendante. Vainqueur de la Route d’Occitanie en début de mois, puis nettement au-dessus de Thibaut Pinot par exemple, il enchaîne avec une deuxième place sur le Tour de l’Ain, cette fois un peu courte contre Primoz Roglic. Puis avec un départ assez inquiétant pour le Dauphiné (7e après trois étapes), durant lequel il semblait un peu plus en difficulté chaque jour.

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Pendant la période de veille de la saison en raison de la crise sanitaire, il a fait d’énormes efforts. Il ne s’est pas caché, par exemple en publiant son odomètre après une sortie de 237 km, avec 3260 mètres de dénivelé positif, qu’il a lui-même décrit comme “apocalyptique“juin dernier. Qu’une telle préparation s’accompagne de fatigue juste avant le pic de forme souhaité n’est pas inimaginable. Bernal sait peut-être qu’il est dans une courte période de sa préparation, préférant en cacher l’étendue.

Car la deuxième motivation potentielle de ce coup de poker est d’insuffler le doute dans l’esprit de ses adversaires désignés pour le Tour de France, qui démarre dans deux semaines (29 août-20 septembre). Eux aussi, comme nous, essaieront de comprendre le comportement de Bernal. Pour analyser ce drôle de paquet. C’est aussi une manière de faire bonne impression.