Elections présidentielles en France. Le dernier espoir des Républicains

Les élections présidentielles en France sont courantes (comme en Pologne), et le président a une position politique dominante (contrairement à la Pologne), donc l’intérêt pour elles est toujours le plus grand (en Pologne aussi, bien qu’il ne soit pas très clair pourquoi). Et bien que la déception vis-à-vis des politiciens et même de la démocratie soit énorme (par exemple, une participation dramatiquement faible – 34 % – aux élections régionales et départementales de juin), il ne fait aucun doute que l’élection du chef de l’État et du chef de l’État est la moment où un grand nombre d’absents se disent “peut-être que cette fois on peut changer quelque chose” et vont voter. Celle-ci est déterminée par le rôle effectif du président, qui gouverne effectivement (à l’exception du rapport de force appelé cohabitationce qui n’arrivera presque certainement pas maintenant).

En France, pays aux racines chrétiennes qui a chassé ces racines de la conscience, laissant de nombreux symboles dans la vie publique et dans la langue, ces élections sont parfois appelées la grande masse démocratique – une somme solennelle démocratique. En tout cas, ces élections mobilisent toujours les électeurs et ce sera probablement aussi le cas au printemps prochain. Ainsi, à 10 mois de la somme solennelle, les candidats au célébrant principal se pressent dans la sacristie.

La droite modérée court après mais a troublé la richesse

Longtemps, depuis l’élection de 2017, la situation était telle que les sondages prédisaient le second tour de l’élection présidentielle par le président sortant, Emmanuel Macron et la chef de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, puis plus rien pendant longtemps. , longue durée. Et c’est cette distance entre les deux prétendants les plus importants du reste de l’enjeu qui a rendu le second tour de Macron – Le Pen considéré comme gagné d’avance. Eh bien, cela a changé avec les résultats des élections locales de juin, dont la réélection, entre autres, a remporté trois candidats de droite modérée : Xavier Bertrand (en Haute-France), Velérie Pecresse (Ile-de-France ) et Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes).

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Et ces trois hommes politiques ont ainsi confirmé leurs ambitions présidentielles. Les sondages donnent encore à Macron et Le Pen environ 25%. soutien électoral, mais les candidats de droite modérée les poursuivent. Bertrand obtient 18%, Pecresse – 14 et Wauquiez – 13. Et ce n’est plus un écart, mais une différence qui peut être comblée avec une bonne campagne.

J’ai écrit : avec une bonne campagne (au singulier), pas avec de bonnes campagnes (au pluriel), et cela résume tous les ennuis de la droite modérée dans cette élection. L’ennui des richesses à moins que la main droite ne sache en disposer convenablement.

Il n’y a actuellement pas de candidat naturel à droite – comme Nicolas Sarkozy en 2007 – et cela signifie qu’il faut trouver un moyen de sélectionner un candidat avant le premier tour, si l’on veut rendre réelles les chances d’entrer au second tour et Annulation du Macron – Le duel Pen. Et ici la droite est regroupée autour du parti Les Républicains a un problème. A commencer par le fait que ni Velérie Pecresse ni Xavier Bertrand ne sont plus ses membres, et pour finir par le fait que Bertrand refuse directement de participer à la fois aux primaires ouvertes de la droite et aux négociations sur la sélection d’un candidat commun.

C’est pourquoi la droite, qui vient à peine de reprendre confiance en elle, a pourtant la conscience écrasante qu’elle peut tout perdre si elle ne maintient pas l’unité politique – et cela dans la situation actuelle doit signifier accepter un candidat au premier tour.

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Les primaires semblent être un moyen simple de le faire. Mais l’élection primaire a ici de mauvaises associations, car en 2017, elle a apporté des divisions douloureuses au sein du parti, mais n’a pas apporté le succès escompté (leur vainqueur, François Fillon, n’est pas entré au second tour). Cependant, les partisans des primaires rappellent que la raison de la défaite de Fillon était les accusations de corruption portées contre l’ancien premier ministre par l’hebdomadaire satirique Le Cannard enchaînéet non les conséquences politiques des primaires en tant que telles.

Mais que faire quand le candidat le plus puissant à la présidentielle dans ce camp jusqu’à présent, Xavier Bertrand, refuse fermement de participer à la primaire ? Que faire si le même Xavier Bertrand refuse de participer à toute discussion sur un candidat commun en disant : Je suis le candidat, l’affaire est courue d’avance.

Si Bertrand élargit encore son avantage sur les autres candidats LR, les autorités du parti devront reconnaître les faits. Le reste des candidats – formellement membres LR ou non – se comporteront-ils alors de la même manière ou resteront-ils en compétition ? Beaucoup de choses peuvent en dépendre, même la présidence.

Si Bertrand faiblit, deux scénarios sont possibles. Soit il change d’avis et se soumet à l’élection primaire (ou à une autre forme de sélection), soit il maintient sa candidature – qui dans ce cas sera un candidat concurrent de celui désigné par le parti. Dans ce cas, l’effet sera à nouveau une dispersion des voix et une diminution des chances d’accéder au second tour et de remporter la présidence.

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Il y a quelque chose pour lequel se battre

D’autres options personnelles sont également possibles. On sait que les ambitions présidentielles ont, entre autres, le chef du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, et le commissaire européen chargé de l’accord avec le Royaume-Uni concernant sa sortie de l’UE, Michel Barnier. Si Bertrand et Wauquiez se saignent alors ils signaleront sûrement Retailleau ou Barnier comme dernier espoir Les Républicains.

Comme l’a dit récemment le chef du parti Christian Jacob, la victoire en 2022 est à portée de main. Toute la difficulté est de contrôler les ambitions individuelles des prétendants et de faire l’unité. La droite modérée a perdu en 2012 (Nicolas Sarkozy a ensuite été battu par François Hollande), il est donc dans l’opposition depuis 10 ans. C’est long. Si le parti ne remporte pas la présidence maintenant, il peut être menacé d’une crise profonde et même d’une marginalisation politique. C’est pourquoi il y a beaucoup de raisons de se battre.

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