en Ile-de-France, la situation sanitaire continue de se dégrader

L’Ile-de-France pourra-t-elle échapper aux nouvelles restrictions? Alors que les indicateurs épidémiques fixés par le gouvernement continuent de se dégrader dans la région, des prévisions pessimistes étaient de mise, jeudi 1est Octobre, avant le discours du ministre de la Santé Olivier Véran, prévu à 18 heures, de l’hôpital parisien de Bichat. Au cours de la matinée, le Premier ministre Jean Castex devait recevoir les maires et présidents des métropoles de Paris, Lyon, Lille et Grenoble pour discuter“Adaptations possibles” mesures restrictives.

Déjà placé dans une zone d’alerte renforcée, synonyme de fermeture de bars à partir de 22 heures et d’interdiction de certaines activités sportives, Paris pourrait être contraint de fermer complètement les bars et restaurants, comme c’est déjà le cas à Aix. -en-Provence (Bouches-du-Rhône) et Marseille depuis dimanche.

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“Nous ne sommes pas dans une situation qui nous permet de dire non aux mesures plus dures, ils ne peuvent pas descendre en dessous de ce qu’ils ont proposé pour Marseille, il ne peut pas y avoir de double poids”, estime, démissionnaire, Anne Souyris, adjointe au maire de Paris en charge de la santé. Les autorités pourraient cependant estimer qu’elles n’ont pas encore assez de recul pour savoir si les mesures déjà prises sont suffisantes pour changer la trajectoire de l’épidémie et être tentées d’attendre plus de données avant d’annoncer de nouvelles restrictions.

“Nous sommes sur une ligne rouge”

Les chiffres d’Ile-de-France ne sont pas bons. A Paris, le taux d’incidence a dépassé mardi la barre des 250 pour 100000 habitants (259,6) sur sept jours, et celui pour les 60-69 ans a dépassé 100 cas positifs pour 100000 (132,9), selon l’agence régionale de santé (ARS ) d’Ile-de-France. Selon l’agence de sécurité sanitaire Santé Publique France (SpF), le taux de positivité dans la région est désormais de 10,6%, supérieur à la moyenne nationale (7,6%). Mercredi soir, l’Ile-de-France comptait 384 personnes hospitalisées en réanimation, soit plus de 32% du nombre total de patients en réanimation, au-delà du seuil de 30% obligeant les hôpitaux à organiser la déprogrammation.

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L’effet des mesures pouvant être prises ne sera en aucun cas visible pendant deux semaines, compte tenu du temps observé entre la contamination et l’hospitalisation en réanimation.

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A Garches (Hauts-de-Seine), Djillali Annane, patron de l’unité de réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré, est déjà très inquiet: ces dernières semaines, il a dû refuser les premiers patients Covid-19; ces derniers occupent les deux tiers de ses quinze lits de soins intensifs. “Les cadres jonglent tous les jours, pour savoir si on va devoir ou non bloquer une admission, on est sur un fil conducteur”, prévient-il. Ce n’est pas la situation de la première vague, où il a dû refuser plusieurs patients par jour, mais “Nous risquons d’y arriver plus vite”, il a peur. Tout simplement parce qu’il n’a plus autant de lits.

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