en Italie, l’extrême droite ne parvient pas à conquérir la Toscane, bastion de la gauche

Le candidat de la Ligue en Toscane subit un revers.

Elle espérait en faire un symbole triomphant de ses ambitions nationales. Mais l’extrême droite italienne n’a pas réussi à conquérir la Toscane, bastion de gauche, le lundi 21 septembre. Le candidat de gauche dans cette région du centre-ouest de l’Italie, Eugenio Giani, est crédité d’environ 47% des voix, contre environ 40% à Susanna Ceccardi, la candidate de la Ligue (extrême droite), le parti de Matteo Salvini , selon les projections publiées par la télévision italienne.

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“C’est une victoire extraordinaire”M. Giani a dit à son comité électoral. Son adversaire a admis sa défaite et a envoyé un texto à M. Giani pour lui demander “Gouverner maintenant pour le bien des Toscans”, selon les médias. “Nous avons arrêté Salvini”, a pour sa part félicité la secrétaire générale du Parti démocrate de Toscane, Simona Bonafé.

Par ailleurs, lors du référendum national sur la réduction du nombre de parlementaires organisé en même temps que ces parlementaires régionaux, le «oui» l’emporte avec environ 69% des voix, selon un décompte relatif aux scrutins comptés dans près de 95 % des voix. bureaux de vote.

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Avec un taux de participation relativement élevé (54%) à ce référendum sans méfiance, les électeurs se sont bien mobilisés du dimanche matin au lundi à 15 heures, suivant des protocoles de sécurité stricts, dans ce pays où le coronavirus, dont la prévalence augmente depuis sept semaines, a tué davantage plus de 35 600.

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La victoire du «oui» au référendum national sur la réduction du nombre de parlementaires, la promesse électorale du M5S, ne manquera pas de renforcer ce dernier. Le nombre d’élus passera de 945 à 600. Aujourd’hui, l’Italie est le deuxième parlement le plus nombreux d’Europe, derrière celui du Royaume-Uni (environ 1 400) et devant la France (925).

La gauche résiste en Toscane

Six régions, quatre à gauche (Toscane, Pouilles, Campanie et Marches), deux à droite (Ligurie et Vénétie), devaient élire de nouveaux présidents.

La gauche a réussi à en garder (Toscane, Pouilles et Campanie), mais le front uni centre-droite-extrême droite a conservé le sien et a volé les Marches (sud) aux partis du gouvernement de Giuseppe Conte, une coalition formée il y a un an entre le Mouvement 5 étoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD, centre gauche). La droite mènera désormais quatorze régions italiennes et la gauche cinq.

Choisie pour tenter de s’emparer de ce bastion de gauche qu’est la Toscane: Susanna Ceccardi, une eurodéputée de 33 ans de la Ligue. Face à cela, le toscan Matteo Renzi, ex-chef d’un gouvernement de gauche, a imposé son candidat local, Eugenio Giani (label PD / Italia Viva de M. Renzi).

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Concurrence à l’extrême droite

Les élections régionales ont également été un test de popularité parmi les ténors de l’extrême droite: Matteo Salvini, l’ancien ministre de l’Intérieur qui cherche à conserver sa direction contestée à droite de la droite, et le chef de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, qui a fait de gros progrès cet été dans les sondages.

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Ce sont également les candidats Fratelli d’Italia qui ont été choisis de plein droit pour mener l’assaut dans les Marches et les Pouilles. Pari gagné dans les Marches avec Francesco Acquaroli, critiqué l’an dernier pour avoir assisté à un dîner nostalgique de Mussolini, mais pari perdu dans les Pouilles pour l’eurodéputé Raffaele Fitto opposé à Michele Emiliano.

“La défaite de la droite souverainiste (…) est une excellente nouvelle pour les Pouilles », a commenté Nichi Vendola, ancien président de gauche de la région. Cette défaite a été implicitement reconnue par Giovanni Toti, président de droite sortant de la Ligurie, qui a déclaré que “Le bonus à gauche revient à certains présidents régionaux (…) comme De Luca [Vincenzo, président de la Campanie réélu, NDLR] et Emiliano “.

En Campanie, le candidat de droite a également admis sa défaite, promettant “Une opposition difficile” à M. De Luca. Salvini et sa Lega, quant à eux, consolident leurs positions en Vénétie grâce à son président populaire de la ligue, Luca Zaia, qui obtient un troisième mandat avec plus de 70% des voix. La droite a également conservé la Ligurie, la seule région où M5S et PD ont réussi à former une alliance sur un seul candidat.

Le monde avec l’AFP

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