En Suisse, l’initiative sur les «multinationales responsables» risque d’être rejetée

Les entreprises suisses auraient été obligées de déclarer. Le texte de cette initiative populaire prévoyait de les obliger à assurer le respect des droits de l’homme et de l’environnement dans leurs activités à l’étranger, dans celles de leurs fournisseurs ou de leurs partenaires commerciaux. Elle aurait également permis d’obliger les entreprises à répondre d’éventuelles défaillances devant les tribunaux suisses.

Selon l’institut de sondage gfs.bern, le soi-disant “Multinationales responsables”, soutenu par la gauche et contré par le patronat et les principaux partis de droite, a été rejeté dimanche 29 novembre par au moins 14 des 26 cantons suisses. Avant cette première estimation, les derniers sondages donnaient au «oui» 52% de chances de franchir la rampe, mais le rouleau compresseur des employeurs a commencé à la contester. Certains ont même fait valoir, en termes choisis, que le travail des enfants n’est pas toujours négatif «Quand il a permis aux communautés de vivre».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Suisse, un vote vise les multinationales

Le Conseil fédéral (gouvernement) ainsi que des organisations professionnelles ont appelé les électeurs à rejeter le texte, estimant qu’il risquait de nuire aux intérêts économiques suisses. Pour être adopté, un texte doit être approuvé à la fois par la majorité des électeurs et des cantons.

“Je suis extrêmement déçu (…) mais c’est une initiative qui a reçu un soutien incroyable (…) et on voit que l’ensemble du pays a eu un débat très large, un débat qui est sain et qui pose la question des valeurs que l’on veut garantir dans une économie mondialisée », Lisa Mazzone a déclaré sur la chaîne publique RTS, représentant des Verts suisses, un parti qui a appelé au «oui» à l’initiative soutenue par 130 ONG.

READ  Ravagé par les incendies, l'Ouest américain craint plus de morts

Les Suisses ont également rejeté dans un autre vote une initiative visant à interdire à leur banque centrale et à leurs caisses de retraite de contribuer au financement des fabricants de matériel de guerre par leurs investissements. Selon gfs.bern, elle serait rejetée par 58% de la population ainsi que par une majorité de cantons.

Lisez aussi: Démocratie autrement. 3 | 6: Le vote des citoyens, cette exception suisse

Le monde avec l’AFP

Nous serions ravis de connaître votre avis

Laisser un commentaire

Mercatoshow.com