février 26, 2021

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Entretien avec Alain-Fabien Delon: “Je ressemble de plus en plus à mon père”

Dans Super hôtel, saga policière au cœur de la Côte d’Azur, mêlant suspense, glamour et tourments romantiques, vous incarnez Xavier Vasseur, fils de la propriétaire du palais (Carole Bouquet), écorché vif, accro aux paradis artificiels. Y a-t-il une expérience?

Je me suis un peu vu dans ce rôle … quand j’étais plus jeune. J’aurais pu avoir des tendances quelque peu similaires. Je ne parle pas de drogue, mais comment être assez méchant envers les autres. Découvrir l’histoire de cette famille de gens extrêmement riches noyés dans leur désordre m’a fait un peu rire. Comme si le monde ne tournait qu’autour d’eux. Parfois, j’ai trouvé des stéréotypes qui ont été portés à ma famille.

Vous semblez avoir été intimidé par l’idée de jouer avec Carole Bouquet?

Au début, j’étais paralysé par ce symbole incarné du cinéma, mais je n’étais pas malade non plus. La seule chose est que Carole connaît toute ma famille. J’ai ressenti une pression, de peur qu’elle n’aime pas mon jeu. Mais Carole est très gentille, elle m’a donné confiance.

C’est mon père qui m’a appelé le premier pour me dire que j’avais décroché le rôle. Il suit ma carrière de très près, il sait tout, il est fier, il est heureux.

La scène où vous l’appelez une ***, était-ce la plus difficile à interpréter?

J’ai senti la pression de le jouer. Quand je suis arrivé, on m’a dit que Carole était un peu malade. Nous l’avons donc refait plus tard, plusieurs fois. Enfin, j’ai assuré! J’ai été inspiré par Al Pacino dans Scarface quand, complètement ivre, il insulte sa femme.

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Quelle a été la partie la plus difficile alors?

Une scène sur un phare avec Solène Hébert … parce que j’ai le vertige.

Vous aimez les scènes, la détente ou le stress?

Avec Héloïse Martin (Stella), c’était un peu compliqué pour la première en salle, car on ne se connaissait pas. Mais nous nous sommes très bien entendus dès le départ. Nous sommes devenus de très bons amis. Pour les autres scènes d’amour, en extérieur, tout s’est également très bien passé.

(vide)

grand hôtel montre parfaitement que l’argent n’achète pas le bonheur. Tu es d’accord ?

L’argent est quelque chose qui vous permet de manger. Pour moi, le bonheur est le travail, l’épanouissement personnel et la fierté de ma famille.

Votre père a-t-il vu la série?

Je vais l’appeler pour qu’il soit devant sa télévision … C’est mon père qui m’a appelé le premier pour me dire que j’avais gagné le rôle. Il suit ma carrière de très près, il sait tout, il est fier, il est heureux.

Travaillez plus, toujours plus, même lorsque vous vous appelez Delon

Est-ce que votre nom Delon ouvre ou ferme des portes?

On ne va pas se mentir: ça s’ouvre mais ça se ferme aussi. Quand j’étais plus jeune. Un agent m’a dit un jour: “Je n’ai pas besoin de vous, j’ai déjà le nouvel Alain Delon”. En entendant ça à 19 ans, ça te casse les jambes. En même temps, peu de personnes de mon âge vont à Stoc, la maison d’édition de Voltaire, et se voient offrir la possibilité d’écrire un roman. Me faire appeler Delon met la pression dans le sens où je me dis: “Vais-je être assez bon?” Au-delà du nom de mon père, je suis surtout de plus en plus frappé par notre ressemblance. Quand je le vois fumer sa cigarette sur son lit le samouraï, Je me dis: “Je lui ressemble sérieusement!”

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Alain-Fabien Delon et Carole Bouquet: “Elle m’a donné confiance.” Photo: François Lefebvre. CAPA -TF1. (vide)

Acteur, mannequin, auteur de livres, réalisateur: pouvez-vous être appelé touche-à-tout?

Artiste, je préfère. J’ai réalisé que nous attendions beaucoup dans ce travail, entre chaque scène, chaque film. Lorsque vous faites beaucoup de nouvelles choses, le temps d’attente devient du travail. L’écriture, la mode, la publicité, etc. occupent tout mon temps. Je veux tout faire. À cet égard, mon père est un excellent exemple. Je veux être le chef.

Ton rêve ?

Trouvez un jeune espoir dans un film que je réaliserais. Soyez derrière la caméra et donnez une chance à quelqu’un. Et laissez-le obtenir un César!

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Nous vous sentons épanouis …

Je suis bon dans ce que je fais. À un moment donné, chaque artiste est dans un état d’insécurité, se demandant ce qui sera fait demain. La confiance en soi vient à un certain moment. Je ne m’arrête plus à un seul projet. Personne ne nous attend, nous devons créer des choses. Travaillez plus, toujours plus, même lorsque vous vous appelez Delon.

Super hôtel, à partir du jeudi 3 septembre, sur TF1 à 21h05 Réalisé par Yann Samuel et Jérémy Minui. Avec Carole Bouquet, Alain-Fabien Delon, Solène Hébert, Victor Meutelet, Virgile Bramly. Avec la participation d’Hippolyte Girardot, Bruno Solo et Anny Duperey.

Interview par Olivier Bohin