décembre 1, 2020

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épidémie de contaminations une semaine après le début de l’accouchement

Avec près de 40 000 morts depuis le début de l’épidémie et une flambée du nombre de contaminations, le gouvernement appelle «plus que jamais» à respecter l’endiguement.

Au moins 60486 cas positifs pour Covid-19 ont été enregistrés entre jeudi et vendredi, selon Santé publique France (SPF), qui prévient que ce chiffre, pourtant record, est sous-estimé en raison des embouteillages informatiques créer des difficultés dans la communication des résultats des tests.

L’épidémie a également fait 405 morts à l’hôpital en 24 heures et, depuis mardi, 423 personnes sont décédées dans des établissements médico-sociaux, dont des maisons de retraite médicalisées. Le coronavirus aura causé 39865 décès en France depuis le début de l’épidémie.

“Nous devons nous ressaisir”

Le Premier ministre Jean Castex a appelé à respecter le confinement “plus que jamais”, “de la manière la plus stricte possible”, dans un entretien avec les quotidiens régionaux du groupe Ebra. Estimant que les Français respectaient “généralement” les mesures restrictives, il a néanmoins déploré “la résistance des personnes qui veulent aller à leur travail et de certaines entreprises qui ne jouent pas le jeu”. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a pour sa part averti que les employeurs récalcitrants se sont exposés à des «sanctions».

“Nous devons arrêter la propagation du virus rapidement et durement”

“Il faut arrêter la propagation du virus rapidement et fortement”, a prévenu jeudi le directeur général de la santé Jérôme Salomon, soulignant que le nombre de tests positifs augmentait “plus vite” que celui des tests effectués.

“Face à l’amertume, à la fatigue, à une lassitude légitime, il faut se ressaisir et continuer à lutter”, a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran, tout en se disant également profondément convaincu que “l’enfermement est respecté par les Français”.

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Quelques mesures supplémentaires

Le gouvernement n’a pas décidé d’imposer de nouvelles restrictions lors du traditionnel point hebdomadaire consacré à l’épidémie, comme la fermeture des lycées et collèges réclamée par certains dans la communauté médicale.

En marge d’une visite dans une maison de retraite à Clamart (Hauts-de-Seine) vendredi, Olivier Véran a également écarté l’idée d’imposer le confinement aux plus vulnérables, comme les personnes âgées.

Mais face à la colère qui montait dans les écoles face à un protocole de santé jugé insuffisant, le ministère de l’Éducation nationale l’a renforcé en établissant un minimum de 50% d’enseignement «en face à face» pour chaque élève du secondaire. Une mesure destinée à réduire la promiscuité, via un accueil en demi-groupe, par niveau et en recourant au «travail à distance». Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a également annoncé une adaptation du nouveau bac cette année, notamment l’annulation des épreuves communes d’évaluation de premier et de final au profit de l’évaluation continue.

Afin de réduire la circulation des personnes à Paris, la livraison et à emporter par les restaurants et bars, ainsi que la vente et la consommation d’alcool sur la voie publique sont désormais interdites de 22h à 6h à compter du vendredi.

“Vers de très grosses difficultés à l’hôpital”

Au niveau national, 4 321 patients Covid-19 étaient en réanimation vendredi, sur une capacité totale et toutes pathologies passées de 5 000 à 6 400 lits, et qui devraient bientôt passer à 7 500.

Mais cela passe par des fermetures de blocs opératoires et une déprogrammation des interventions chirurgicales, a prévenu Olivier Véran. Toutes les activités médico-chirurgicales non urgentes ont ainsi été déprogrammées dans les hôpitaux de Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

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Plusieurs hôpitaux de la région Grand-Est ont procédé jeudi et vendredi à des transferts vers l’Allemagne de patients atteints de Covid-19 pour «anticiper tout risque de saturation».

“Nous nous dirigeons vers de très, très grosses difficultés à l’hôpital. Je pense que dans dix jours, quand on reviendra sur les questions de choix, comment on règle (entre les patients), ce sera une autre histoire”, prédit un ministre, sous couvert d’anonymat.

“Rien ne dit que dans 15 jours ça va changer”, a déclaré le président de la Commission Médicale d’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Rémi Salomon, qui s’inquiète depuis plusieurs jours du personnage selon lui “très lumière “de la détention.

Mais l’impact des confinements sur le monde du travail risque d’être «dévastateur» en termes de fracture sanitaire et sociale globale, alertent également les travailleurs en santé au travail.