Examen du clavier mécanique Corsair K100 RGB: excellence du jeu et plus

Le plus complet des claviers gaming mécaniques du constructeur américain Corsair revient cette année avec trois chiffres sur l’horloge derrière son nom de série “K”: le K95 cède la place au K100 en haut de l’affiche, et ce dernier est quasiment sorti de date. compte tenu de ses caractéristiques techniques.

Le K100 RGB arrive avec de nouveaux commutateurs. S’il reste disponible avec le Cherry MX Speed ​​que le K95 RGB Platinum avait introduit, il est également équipé de tout nouveaux interrupteurs maison exclusifs, de type optique-mécanique. Appelés Corsair OPX, ils sont comparables aux commutateurs méca-optiques déjà trouvés chez Razer, par exemple. Leur comportement est donc similaire à celui des interrupteurs mécaniques linéaires classiques, mais leur activation se fait par interruption d’un faisceau optique, ce qui garantit en principe une plus grande réactivité ainsi qu’une meilleure longévité.

Les deux versions du K100 RGB sont proposées au même prix de lancement: 249,99 €. Un positionnement résolument haut de gamme qui place le K100 RGB face à des concurrents tels que le Huntsman Elite de Razer (209,99 €), l’Apex Pro de SteelSeries (229,99 €) ou encore des modèles sans fil comme le G915 Lightspeed de Logitech (249 €) et le BlackWidow V3 Pro de Razer (249,99 €). De belles personnes qui mettent encore plus de poids sur les épaules de Corsair quand il présente son clavier comme “un produit incomparable” (“pas de concurrence”) dans sa communication commerciale. Voyons donc ce que c’est vraiment.

S’il utilise la même finition aluminium brossé, il progresse sur des détails fins qui peuvent faire la différence pour un clavier haut de gamme: les bords de la plaque métallique sont moins tranchants, mieux ajustés et recouvrent désormais partiellement le haut et le bas. du clavier; les bords gauche et droit bénéficient d’un plastique brillant de qualité, rappelant l’insert noir brillant intégrant le logo de la marque et les voyants lumineux sur la partie supérieure du K100 RGB; même le plastique noir légèrement granuleux du châssis fait bonne impression. La rigidité est en tout cas excellente.

Surtout, on ne peut pas le rater, le repose-poignets est enfin digne d’un clavier aussi haut de gamme et ne sera plus ridiculisé par ceux proposés par Razer sur ses modèles les plus prestigieux.

Profitant d’une mousse juste assez ferme pour offrir un confort sans négliger le maintien des poignets, il est recouvert d’un revêtement texturé à petits triangles qui assure un toucher doux très agréable sans être collant. Ce repose-poignets est simplement magnétisé grâce à ses deux pattes flexibles sous le clavier.

Il suit bien le clavier si vous le faites glisser, mais se détache lorsqu’il est soulevé, ce qui évite de le casser. Espérons simplement que les clips flexibles tiendront bien au fil du temps pour ceux qui ont tendance à déplacer constamment leur clavier sur leur bureau. Clavier qui est également remarquablement stable, bien aidé par ses 1310 g et ses généreux coussinets en caoutchouc.

Le confort de frappe est au rendez-vous et on apprécie la faible inclinaison du clavier par défaut, ainsi que son épaisseur raisonnable, bien que légèrement supérieure à celle du K95 RGB Platinum (le haut des touches de la rangée la plus basse culmine à 35 mm soit 5 mm de plus). Vous perdez encore plus de confort si vous n’utilisez pas le repose-mains, ce qui limite la casse des poignets. Les amateurs de plans de frappe plus inclinés peuvent néanmoins déployer les deux pieds situés sous le clavier pour augmenter la hauteur des touches de la rangée la plus haute d’environ 10 mm (35 mm pour les touches de la rangée la plus basse), et ainsi un accès plus facile à la rangée supérieure. touches s’ils n’utilisent pas le repose-mains.

Evidemment, le K100 RGB reste assez imposant avec ce repose-poignets de 8 cm de large, occupant un espace de 47 cm sur 23,7 cm environ sur le bureau (16,5 cm sans repose-poignets). Un beau bébé donc, de taille équivalente à celle du K95 RGB Platinum. Son look un peu moins “gamer”, plus sobre, le rend néanmoins plus élégant à notre goût. Cela est principalement dû à une police de touches plus traditionnelle et à une finition métallique des touches macro qui attire moins l’attention que les touches grises texturées du K95 RGB Platinum.

Côté rétro-éclairage aussi, malgré une avalanche de leds qui occupent désormais les bords latéraux et supérieurs du clavier et ne s’arrêtent plus juste et le bord supérieur, le résultat est un peu plus discret (si on le souhaite). On peut donc se contenter d’une intensité modérée et d’effets visuels assez doux si l’on veut éviter l’effet sapin de Noël sur le clavier. Les 44 zones de la bande entourant le clavier éclairent le bureau avec une certaine élégance. Le K100 RGB offre ainsi certains des rendus de rétroéclairage les plus réussis que nous ayons vus sur un clavier, avec des transitions douces et une propagation de la lumière contrôlée. En raison de la conception désormais typique “sans cadre” des claviers Corsair et de nombreux concurrents, avec des touches qui semblent flotter au-dessus du châssis et révèlent la base de leurs interrupteurs, la lumière se diffuse cependant sur toute la surface et pas seulement à travers les touches, contrairement à ce que peut être vu sur les claviers Romer-G de Logitech ou SteelSeries QS1, par exemple. C’est à chacun de choisir le rendu qu’il préfère. Corsair a également choisi de privilégier l’uniformité du rétroéclairage des touches, y compris toute la sérigraphie sur leur partie supérieure. La lisibilité des caractères en souffre un peu.

Les clés ailleurs, parlons-en. Corsair monte en gamme sur ce K100 RGB en utilisant des clés PBT à double injection, gage d’une résistance à l’usure supérieure. Un peu plus lourdes que les touches ABS peintes classiques (1,2 g contre 1 g), elles offrent également une finition de surface différente, légèrement granuleuse, mais pas désagréable au toucher.

Sur la gauche, les touches PBT du K100;  à droite, ceux en ABS du K95.

Sur la gauche, les touches PBT du K100; à droite, ceux en ABS du K95.

Concernant la connectivité, on apprécie la présence d’un port USB pass-through à l’arrière, permettant la connexion d’une souris ou de son dongle USB sans fil, par exemple. Corsair a réussi à réduire légèrement le diamètre de la gaine tressée sortant de son clavier et se terminant toujours par 2 connecteurs USB pour se connecter à l’ordinateur, le rendant ainsi plus discret.

Au niveau des commandes multimédias, le K100 RGB reprend le principe de la molette de réglage du volume sonore, donc pratique et bien plus simple à allumer le K100 RGB par rapport à celui du K95 RGB Platinum. Les 4 boutons de commande du lecteur audio-vidéo sont toujours présents juste en dessous et sont surélevés pour simplifier l’accès. Ils manquent un peu de stabilité, sans être trop dérangeants.

Mais la nouveauté la plus visible de ce K100 RGB est du côté opposé, à gauche de sa bordure supérieure. Une imposante molette multifonction «iCue» trouve désormais sa place, entre les boutons de changement de profil utilisateur et «Win Lock» (désactivation de la touche Windows et de certaines combinaisons). Cela donne accès à plusieurs paramètres, identifiés par un code couleur qui peut être choisi dans le logiciel de configuration iCue: réglage de l’intensité du rétroéclairage, avance ou retour rapide dans un logiciel multimédia, piste suivante / précédente, enregistrement de macros à la volée, application commutation, défilement horizontal ou vertical, zoom.

Fonctions parfois dupliquées avec des commandes multimédias ou des combinaisons de touches simples. La roue peut notamment trouver une utilisation dans des applications créatives telles que le montage vidéo ou la retouche photo, ou dans certains jeux lorsqu’il s’agit de régler une jauge, par exemple. Le concept est intéressant et rappelle quelque peu ce que propose Logitech sur son clavier de bureau Artisanat, mais avec des choix d’utilisation moins affirmés. Rien de vraiment essentiel à première vue pour le joueur moyen.

Le K100 RGB inaugure le Corsair OPX, et c’est bien sûr la version équipée de ces commutateurs maison que nous avons testés. Très similaire en apparence à Cherry MX Speed ​​proposé sur la deuxième version (et intronisé par le K95 RGB Platinum il y a un peu plus de trois ans maintenant), ces commutateurs OPX offrent une touche similaire à celle des modèles Cherry en raison d’une activation identique force de 45 cN sur toute leur course de 3,2 mm (3,4 mm pour MX Speed). En revanche, leur point d’activation est atteint à partir de seulement 1 mm de dépression, ce qui rend les touches encore plus sensibles. Les premiers instants peuvent être un peu déroutants, mais vous vous y habituez rapidement.

Cette extrême réactivité est confirmée par le fonctionnement même des interrupteurs optiques-mécaniques OPX. En effet, leur activation se fait par interruption d’un faisceau lumineux et non par contact mécanique, ce qui élimine tout besoin de traitement anti-rebond sur le signal électrique. Corsair promet ainsi une vitesse d’activation optimale, d’autant plus qu’un processeur nommé Axon est chargé d’accélérer la transmission des informations vers l’ordinateur. A partir de la fréquence d’échange standard de 1000 Hz, on peut même aller jusqu’à 4000 Hz, pour un temps de réponse raccourci à 0,25 ms. Disons-le clairement, si la promesse est impressionnante, très heureux l’utilisateur qui saura apprécier un tel gain.

Les LED Corsair OPX RGB sont directement visibles, la partie supérieure des interrupteurs étant creuse.

Les LED Corsair OPX RGB sont directement visibles, la partie supérieure des interrupteurs étant creuse.

Bien sûr, les technologies deanti-ghosting et N-key Rollover répondent à l’appel, pour assurer la possibilité d’activer toutes les touches du clavier simultanément sans erreurs d’interprétation informatique.

Les joueurs pourront également choisir de remplacer les touches par défaut A, Z, E, R, Q, S, D et F par des touches supérieures incurvées et texturées, augmentant ainsi la prise des doigts. Cependant, les bords surélevés de ces touches peuvent gêner la saisie, et les joueurs qui tapent également beaucoup de texte s’en passeront probablement.

Sans être bruyant, le son de la frappe est moyen pour les claviers mécaniques et ne peut donc pas être qualifié de discret. Le cliquetis des touches reste marqué, bien qu’il soit possible de ne pas faire trop de bruit si l’on reste doux sur les touches, ce qui est tout à fait possible grâce à leur haute sensibilité. Les oreilles délicates n’apprécieront cependant pas la petite résonance métallique qui se fait entendre lorsque vous relâchez une touche. Rien d’aussi perceptible que sur les G413 et G513 de Logitech heureusement, au point que nous avons fini par l’ignorer après quelques heures d’utilisation, mais il vaut mieux le savoir avant d’investir une grosse somme dans un tel clavier. Le K100 RGB ne peut clairement pas être qualifié de silencieux et des modèles comme le K70 RGB MK.2 Low Profile sont meilleurs dans cet exercice.

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