France: Médias à propos du président Biden: il veut définitivement un accord avec l’Iran

Les commentateurs et les experts des médias français, analysant la politique du président américain Joe Biden au Moyen-Orient, soulignent sa volonté déterminée de parvenir à un accord avec l’Iran.

L’aiguisage du ton contre l’héritier du trône de l’Arabie saoudite et son chef de facto, le prince Muhammad ibn Salman et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à leur avis, n’est pas un signal pour changer les alliances américaines traditionnelles.

Au lieu de cela, ils voient une forte volonté de parvenir à un accord avec Téhéran et notent que malgré les provocations des mollahs, le locataire de la Maison Blanche fait des concessions visant à reprendre l’accord nucléaire.

Cependant, ils réfléchissent à ce que veulent les dirigeants iraniens, et en prévision de la victoire des conservateurs à l’élection présidentielle de juin, ils ne sont pas sûrs que le nouveau chef de l’Etat voudra négocier avec Washington.

Un commentateur de BFM TV a déclaré mercredi qu’il était “hors de doute” que le président américain avait déjà fait quelques gestes pour revenir à l’accord nucléaire de 2015 (JCPoA), lorsque de nombreuses sanctions ont été levées en échange de ce qui était considéré comme une renonciation aux armes nucléaires faite par Iran.

Comme dans d’autres médias français, le programme souligne que «l’Europe a toujours été désireuse de sauver l’accord» et que les actions actuelles du président américain «sont coordonnées avec les partenaires européens». Et un commentateur de Le Point s’attend à ce que «l’Europe soit un acteur clé» pour apaiser les tensions entre les États-Unis et l’Iran.

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Déjà la semaine dernière, un commentateur du quotidien Le Monde notait que les efforts américains pour rétablir les contacts diplomatiques n’avaient pas été ralentis par les «provocations» de Téhéran, comme l’annonce d’une réduction des inspections par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Sur Radio J (radio juive française), le commentateur Christophe Barbier a qualifié la levée des sanctions internationales reprise en septembre dernier par le président américain de l’époque Donald Trump de geste le plus important, particulièrement inquiétant pour Riyad et Jérusalem. Ces sanctions ont été retirées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 2015. De nombreux pays, dont l’UE, n’ont pas reconnu leur renouvellement. “L’ère de la pression maximale est définitivement révolue”, commentent les rédacteurs en chef du Monde.

Dans le numéro de mercredi du Figaro, l’homme d’affaires et expert François-Aissa Touazi aurait déclaré que «les Saoudiens savent qu’ils sont incapables de s’opposer au rapprochement américano-iranien. Cependant, ils aimeraient conduire à une réduction significative du nucléaire iranien. programme et surtout la réduction des missiles iraniens “.

Selon une analyse du Figaro, “il n’est pas certain qu’en dehors des effets de l’annonce, on assiste à un virage brutal par rapport à l’ère (Donald) Trump”.

L’auteur de l’article, Georges Malbrunot, considéré comme l’un des meilleurs experts du Moyen-Orient en France, cite des experts qui ne croient pas au relâchement des relations avec l’Arabie saoudite, et même au “retrait” annoncé en tant que partenaire des pourparlers , héritier du trône de Muhammad ibn Salman, dont le locataire de la Maison Blanche allègue de graves violations des droits de l’homme.

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Selon Denis Bouchard, ancien diplomate français et spécialiste du Moyen-Orient, cité dans Le Figaro, «Biden veut montrer à la gauche du Parti démocrate qu’il promeut la démocratie et met les droits de l’homme au premier plan».

Et un autre expert saoudien d’Ali Shihabi basé à Washington, cité dans l’article, note que le prince Muhammad “est le vrai chef du conseil de gouvernement du royaume et que son père âgé n’est plus impliqué dans la politique quotidienne”. L’expert ajoute que ces dernières semaines, le gouvernement de Joe Biden a entretenu des contacts intensifs avec Riyad et avec ibn Salman lui-même, derrière «des accusations parfois très médiatisées de Washington.

Citant les hommes d’affaires et les spécialistes de l’Arabie saoudite, le journaliste Le Figaro écrit que «l’Arabie est une puissance énergétique et financière incontournable», a fait des investissements massifs aux États-Unis et achète de grandes quantités d’armes à Washington. “Bref, le Royaume restera à la fois client et allié (de Washington)”, conclut-il.

De Paris, Ludwik Lewin

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