décembre 4, 2020

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La France annonce la mort d’un haut responsable jihadiste au Mali

La France a annoncé vendredi 13 novembre la “neutralisationAu Mali, par la force Barkhane, d’un cadre opérationnel djihadiste de premier plan lié à Al-Qaïda, dont le nom a été associé ces dernières années à de nombreuses attaques dans la région. La ministre des Armées Florence Parly a salué dans un communiqué une opération impliquant “d’importants moyens de renseignement ainsi qu’un dispositif d’interception composé d’hélicoptères et de troupes au sol“Menant à une grève contre Ba Ag Moussa, qualifiée de”chef militaire“Du Groupe de soutien pour l’islam et les musulmans (GSIM) et un”cadre historique du mouvement jihadiste au Sahel».

Ba Ag Moussa «est considéré comme responsable de plusieurs attaques contre les forces maliennes et internationales. Il était considéré comme l’un des principaux chefs militaires djihadistes au Mali, notamment en charge de la formation des nouvelles recrues.“, Selon le communiqué de presse.

En juin, l’armée française a tué lors d’une opération au Mali le chef historique d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Ams), Abdelmalek Droukdal. La prestigieuse victoire était incontestable: l’Algérien était au cœur du jihad sahélien depuis plus de 20 ans. Mais il est resté prudemment éloigné du terrain et sa mort n’a pas changé la situation sécuritaire. Celui d’Ag Moussa, alias “Bamoussa», Un ancien officier de l’armée malienne mais aussi un membre fondateur du groupe djihadiste Ansar Dine, semble être plus significatif.

Ce Touareg, considéré comme un “terroristePar les Nations Unies et Washington, était un acteur majeur dans les différentes rébellions touareg des années 1990 et 2000. Réintégré dans l’armée en 1996 puis en 2006, il a fait défection à chaque fois pour reprendre les armes: vers la rébellion. première fois, puis vers le djihadisme à l’aube de son expansion dans la région en 2012.

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Selon le think-tank Counter-Extremism Project (CEP), «Bamoussa“Était devenu en 2017”le responsable opérationnelDu GSIM dirigé par le leader malien touareg Iyad Ag Ghaly. Le groupe est depuis devenu l’une des principales forces djihadistes au Sahel avec son ennemi intime, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Tous deux, d’ailleurs en lutte armée l’un contre l’autre, sont depuis des mois les cibles prioritaires de Barkhane (plus de 5 000 soldats) et de ses alliés régionaux.

«On ne peut pas dialoguer»

Ag Moussa serait responsable d’attaques majeures contre les forces maliennes, dont une en juillet 2016 et l’autre en mars 2019, qui ont fait plus de 20 morts chacune. Et son nom a été évoqué à plusieurs reprises lors de plusieurs attaques en 2020.

Mais il jouissait également d’une immense popularité auprès des Touaregs, qui dépassait de loin son appartenance au GSIM. “Ba Ag Moussa est moins considéré (par les communautés touareg, ndlr) comme un djihadiste que comme un chef historique de la contestation touareg», A expliqué à l’AFP Ferdaous Bouhlel, chercheur associé à l’Université de Tours (France), expert en médiation.

Début 2020, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a reconnu vouloir discuter avec des groupes djihadistes et a envoyé des émissaires à deux de leurs principaux dirigeants, Iyad Ag Ghaly et le prédicateur peul Amadou Koufa. Depuis lors, M. Keïta a été renversé en août par une junte militaire. Lors de la visite à Bamako fin octobre du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, le Premier ministre malien de la transition, Moctar Ouane, s’était défendu.la nécessité d’une offre de dialogue avec les groupes armés«Les djihadistes au sein du»dialogue national inclusif», Vaste consultation nationale organisée fin 2019.

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Mais Paris ne bouge pas de sa ligne militaire. “Nous ne pouvons pas dialoguer avec les groupes djihadistes qui n’ont pas renoncé à la lutte terroriste», A récemment déclaré Florence Parly à l’AFP. “C’est la responsabilité des autorités maliennes, pas la nôtre, mais il est important de partager“. Cette dernière frappe confirme à tout le moins que l’option militaire reste privilégiée par la France, qui avait annoncé ces derniers jours des opérations séparées contre le GSIM et l’EIGS, revendiquant la neutralisation de quelques centaines de djihadistes.”Il est clair que ce coup d’État contre le (GSIM) est une manière de marquer l’opposition de la France à ces éventuelles négociations.», Estime un analyste malien bon connaisseur du dossier, qui nécessite l’anonymat. “Cela retardera les discussions, car les responsables ne seront plus facilement exposés.».

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