la presse étrangère salue la victoire du «modèle allemand» sur «l’argent du PSG»

“Je n’ai jamais vu un sac de billets marquer un but”, Aimait à dire la légende du football néerlandais Johann Cruyff. A le lire, ce lundi 24 août, la presse européenne semblait souscrire à cet avis, après la défaite du Paris-Saint-Germain (PSG) contre le Bayern Munich en finale de la Ligue des champions (1-0). Selon elle, la défaite des Parisiens n’était pas seulement sportive, la veille, à Lisbonne.

S’il soutient que ce “Final 8” n’a pas pu échapper à ce Bayern, “Comme une équipe n’avait pas surclassé la compétition européenne de cette façon”, rappelant que les Allemands ont remporté tous leurs matchs cette saison en C1 – ” une première ” -, le quotidien de Munich Journal sud-allemand met surtout en évidence le sacre du mannequin allemand, qu’il oppose à un club du PSG “Gonflé par la géopolitique et l’argent qatari”.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le Bayern invite le PSG à avoir un peu plus de patience

“1,3 milliard dépensé pour ne pas gagner la C1”

Un argument affiché dans “un” du quotidien sportif espagnol Marque, pour qui “L’argent ne fait pas (encore) le bonheur”, et repris par les Anglais de Daily Mirror : “Les aristocrates du Bayern Munich ont surpassé les nouveaux riches du Paris-Saint-Germain”. “1,3 milliard dépensé pour ne pas gagner la Ligue des champions”, ironiquement Gazzetta dello Sport, en référence aux sommes dépensées par le patron qatari du PSG depuis son arrivée en 2011 à la tête du club. Et le journal milanais d’ajouter: «L’émirat voulait que Neymar emmène le PSG à l’Olympe et à la place, il a fini en larmes. “ Pour Comme, Paris fait simplement “Pas de place dans le club fermé des champions d’Europe”, “L’argent du PSG” pas de match pour “L’histoire du Bayern”.

Symbole de cette divergence: Kingsley Coman, seul buteur de la rencontre, ancien parisien, et contraint de quitter son club de formation “Parce que les recrues qui valaient des millions ne lui laissaient plus d’espace”, selon l’éditorial du quotidien sportif catalan Monde du sport. Allemand hebdomadaire Botteur souligne pour sa part le “Patience, respect et modestie” du joueur français de 24 ans, qui s’est adapté à la culture du Bayern.

READ  La France enregistre 3063 nouveaux cas en 24 heures

“Ingénierie allemande”

Une culture également vantée en Italie, où le “Modèle allemand” fait le “un” du Gazzetta dello Sport. “Les Allemands ont affirmé leur physicalité et leur supériorité stratégique là où les Français ont été trahis par leurs stars: Neymar, Mbappé et Di Maria”, détaille le quotidien spécialisé. Son équivalent portugais Le ballon est d’accord avec cela et conserve la main-d’œuvre bavaroise: “Il n’y a pas de génie, il y a de la sueur et là, l’Allemand gagne toujours” ; quand son concurrent Record assimile cette équipe du Bayern à un “De l’ingénierie allemande au moteur français” – cinq joueurs français évoluent au sein du club allemand. En Espagne, Comme se concentre sur Hansi Flick, le manager du Bayern, initialement nommé entraîneur par intérim en novembre 2019, et qui depuis “A transformé l’équipe allemande en une machine”.

Lire aussi Football: le Bayern et l’Allemagne, terre promise des jeunes Français

En Allemagne, cependant, Le miroir nuance l’analyse autour du couronnement bavarois et rappelle que le “Le budget 2020 du Bayern était supérieur à celui des Parisiens” (660 millions d’euros contre 637 millions pour le PSG). “A Lisbonne, le Qatar est l’autre vainqueur”, soutenez le Frankfurter Allgemeine Zeitung, rapportant à l’un des sponsors de l’équipe allemande: Qatar Airways, tout en rappelant le caractère marginal de ce partenariat, conclu en 2018, et évalué à 10 millions d’euros par an.

Nous serions ravis de connaître votre avis

Laisser un commentaire

Mercatoshow.com