décembre 1, 2020

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La sonde américaine Osiris-Rex a réussi sa manœuvre sur l’astéroïde Bénou

“Contact confirmé”, “Échantillonnage terminé” : la sonde américaine Osiris-Rex est brièvement entrée en contact avec l’astéroïde Bénou ce mardi 20 octobre, comme prévu, a confirmé la NASA lors d’une retransmission en direct des opérations, déclenchant une standing ovation au sein de l’équipe après cette étape secondes, plus de quatre ans après le lancement de la sonde.

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“Tout s’est parfaitement déroulé, annonçait quelques minutes plus tard Dante Lauretta, le chef de mission, submergé par l’émotion. Nous avons écrit une page d’histoire ce soir. “

L’appareil de six mètres de long fait le tour du Bénou depuis fin 2018 pour se préparer à cette opération très complexe, réalisée de manière autonome par le robot à partir d’instructions envoyées par les ingénieurs de la NASA et de Lockheed Martin. “Nous ne pouvons pas contrôler l’avion avec un joystick en temps réel”, a expliqué Kenneth Getzandanner, responsable des opérations aériennes.

À cette distance, le signal met dix-huit minutes et demie pour aller de la Terre à Benou, et vice versa. Le premier message de confirmation de l’opération est arrivé sur Terre comme prévu à 00h12 (heure de Paris) mercredi, puis l’appareil a confirmé qu’il avait réalisé le prélèvement et reparti à une distance sûre de Bénou.

Images attendues dans les prochains jours

Après avoir jeté de l’azote comprimé contre la surface de Bénou, le bras de sonde était censé recueillir des particules de moins de 2 cm de diamètre soulevées par l’explosion. L’objectif était d’accumuler, pendant ces quelques secondes, au moins 60 grammes, ce qui constituerait le plus gros échantillon extraterrestre prélevé depuis les missions lunaires Apollo. Mais la masse exacte de l’échantillon ne devrait pas être connue avant samedi.

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Le bras de sonde n’a peut-être pas pu se poser sur une surface plane – en tombant sur un gros rocher, par exemple – et aspirer la poussière. En cas d’échec, une autre tentative pourrait être décidée, sur un autre site, en janvier.

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Pour le moment, Osiris-Rex n’a pas pu envoyer d’image. Les premiers ont été promis par la NASA mercredi matin. “Il n’est pas facile de se déplacer dans un si petit corps”, avait expliqué, la veille, Heather Enos, directrice scientifique adjointe de la mission, à laquelle elle a consacré ces douze dernières années.

Échantillons attendus le 24 septembre 2023 sur Terre

L’intérêt d’analyser la composition des astéroïdes du système solaire réside dans le fait qu’ils sont composés des mêmes matériaux que ceux qui ont formé les planètes. Comme un ” Pierre de Rosette “, déclare Thomas Zurbuchen, scientifique en chef de la NASA, le Bénou peut “Racontez l’histoire de la Terre et du système solaire depuis plusieurs milliards d’années”. Les échantillons reviendront sur Terre le 24 septembre 2023, avec un atterrissage prévu dans le désert de l’Utah.

Les laboratoires terrestres permettront d’analyser leurs caractéristiques physiques et chimiques de manière beaucoup plus détaillée qu’une sonde en vol ne le pourrait, a déclaré Lori Glaze, directrice de la division des sciences planétaires de la NASA.

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Tous les échantillons ne seront pas analysés immédiatement, comme ceux rapportés de la Lune par les astronautes d’Apollo, que la NASA continue de faire couler cinquante ans plus tard. “Les échantillons du Bénou permettront aux futurs planétologues de se poser des questions auxquelles on ne pense pas aujourd’hui, avec des techniques qui n’ont pas encore été inventées”, dit Lori Glaze.

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Le monde avec l’AFP