l’ancien ministre des Affaires étrangères Moctar Ouane nommé Premier ministre de transition

Le ministre malien des Affaires étrangères Moctar Ouane à New Delhi (Inde), le 16 janvier 2009

L’ancien ministre malien des Affaires étrangères, Moctar Ouane, a été nommé Premier ministre par le président de transition Bah Ndaw dimanche 27 septembre, remplissant ainsi la principale condition posée par les pays voisins du Mali pour lever leurs sanctions.

La nomination d’un civil au poste de Premier ministre de transition était attendue depuis l’investiture vendredi de Bah Ndaw, colonel à la retraite et ancien ministre de la Défense, et d’un vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta, qui n’est autre que le chef de la junte. .

Colonels qui ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août, dans un putsch officiellement sans effusion de sang, s’est engagé à rendre le pouvoir aux dirigeants civils élus après une période de transition pouvant aller jusqu’à dix-huit mois.

M. Ouane, 64 ans, “Est nommé Premier ministre” selon le bref décret lu dans l’après-midi lors d’un flash spécial à la télévision publique ORTM par le secrétaire général adjoint de la présidence, Sékou Traoré. La formation de son gouvernement sera annoncée mardi, a déclaré un officier de la junte au pouvoir à l’Agence France-Presse (AFP), sous couvert d’anonymat.

Ce diplomate de carrière, ministre des Affaires étrangères de 2004 à 2011 sous la présidence d’Amadou Toumani Touré, prédécesseur de M. Keïta, était depuis 2016 Délégué général à la paix et à la sécurité de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il est originaire de Bidi, au centre du pays, la région la plus touchée par les attaques jihadistes mêlées de violences intercommunautaires, qui ensanglantent le pays.

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Sanctions des pays voisins

La Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui a imposé un embargo sur le commerce et les flux financiers avec le Mali deux jours après le putsch, a annoncé vendredi qu’il lèverait ses sanctions “Lorsqu’un Premier ministre civil est nommé”.

Ouvertement inquiète du risque d’une emprise durable des militaires sur le processus, la CEDEAO a également exigé des assurances que le vice-président, en charge des questions de défense et de sécurité, ne pourrait en aucun cas remplacer le président, ainsi que la dissolution de la junte. . Elle appelle également à la libération des personnalités arrêtées depuis le 18 août, dont l’ancien Premier ministre, Boubou Cissé.

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Lors de sa prestation de serment devant la Cour suprême vendredi, le président de transition a assuré la CEDEAO de “La détermination des Maliens à mener une transition stable, pacifique et réussie dans les conditions et les délais convenus”. “Ma plus grande satisfaction sera de remettre le témoignage au futur président élu de la République, correctement élu et incontestablement élu”, at-il déclaré.

La charte de transition “Constituera mon bréviaire”, a-t-il dit, en référence au document élaboré lors de trois jours de consultation nationale sur la transition qui s’est terminée le 12 septembre. Le contenu exact de cette charte, pourtant invoqué tout au long de la cérémonie d’inauguration du président et du vice-président, n’a pas été officiellement publié.

«Vous prenez les rênes de votre pays à l’un des moments cruciaux de son histoire. Votre tâche sera difficile car les attentes de votre peuple sont immenses et toutes plus urgentes que les autres »Le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé, les a prévenus vendredi. “Votre peuple a soif de paix, de sécurité, de stabilité, d’unité nationale, de concorde, de cohésion sociale et de justice”, a-t-il souligné.

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En place depuis 2013, le régime de M. Keïta a été affaibli par des mois de protestation contre son incapacité à endiguer la violence ou à résoudre la grave crise économique et institutionnelle dans laquelle le pays s’enfonce inexorablement.

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Le monde avec l’AFP

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