le gouvernement durcit toujours son ton face à la deuxième vague

Avec l’annonce d’une prolongation du couvre-feu, le gouvernement resserre à nouveau la vis. Objectif: durcir le ton tout en évitant une reconduction, hypothèse de plus en plus plausible au vu de la crise sanitaire.

Ce n’est pas seulement le moment de la prévention. Jean Castex a annoncé ce jeudi après-midi la mise en place d’un couvre-feu pour 38 départements supplémentaires, une mesure prise en vue d’enrayer la propagation du virus sur le territoire français.

Une réponse forte aux dernières données épidémiologiques répertoriées par le locataire de Matignon, critiqué le mois dernier pour avoir retenu un point épidémiologique jugé léger au regard de la situation sanitaire déjà préoccupante en septembre.

«Nous avons eu un discours du Premier ministre où tout le monde a estimé qu’il n’avait rien dit: prenez vos responsabilités … l’isolement ne sera plus deux semaines mais une semaine …», explique le professeur André Grimaldi. Pour le fondateur du collectif Inter-Hôpitaux, “nous avons perdu plusieurs semaines, ce n’était qu’un mois après avoir annoncé la mesure brutale qu’est celle de la séquestration”.

Durcissement progressif

Le 11 septembre, le Premier ministre a annoncé que la durée de l’isolement des patients Covid-19 ainsi que celle des cas de contact a été réduite à sept jours contre quatorze. Jean Castex a alors fait état d’une «nette détérioration de la situation», sans proposer d’autres mesures fortes pour arrêter l’épidémie. Un rappel qui n’a pas porté ses fruits.

Il n’est plus question aujourd’hui pour le gouvernement d’être doux. Après le port obligatoire du masque, les limites de rassemblement ou la fermeture d’établissements de nuit, près de 46 millions de Français sont désormais contraints de rester chez eux de 21h à 6h du matin. utilisez ce terme.

«Le gouvernement, comme d’autres gouvernements étrangers, avance sous le choc et donne le sentiment d’avoir toujours une semaine de retard, ce qui est la vérité sur le terrain», estime Alain Duhamel, chroniqueur politique à BFMTV.

Un dernier tour de vis avant un nouveau confinement?

Pourtant, cette mesure sanitaire est la plus contraignante prise par les autorités depuis le déconfinement du 11 mai. Un dernier tour de vis avant une inévitable reconfiguration?

“Il y a une dramatisation et une anticipation de durcissement au terme desquelles on aperçoit le spectre du reconditionnement”, décrypte Alain Duhamel. «Nous savons que si nous ne parvenons pas à arrêter la pandémie, il faudra y revenir, ce qui pour une fois sera une catastrophe disproportionnée», a-t-il déclaré.

A l’issue du point de presse, Jean Castex a averti que “nous devrions envisager des mesures beaucoup plus dures” en cas de poursuite de la circulation du coronavirus, ajoutant qu ‘”il est encore temps de l’éviter mais nous n’avons plus le temps”. Si nous ignorons l’échéance fixée par le gouvernement, nous pouvons désormais en craindre l’issue.

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