le gouvernement présente son budget 2021

Bon début pour le budget 2021. Le gouvernement a présenté lundi le projet de loi de finances pour l’année prochaine, après le Conseil des ministres. Très attendu, ce budget prend en compte un contexte sanitaire et économique hors du commun, marqué par une augmentation vertigineuse de l’endettement, un soutien marqué de l’Etat à l’activité ainsi qu’un plan de relance massif.

Bercy s’attend à nouveau, pour cette année, à une baisse du PIB, en volume, de 10%. Une évaluation qualifiée de “prudent»Par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, mais confirmé par ses équipes. Le ministère confirme également sa prévision de croissance de 8% l’an prochain: «nous sommes convaincus que la France peut récupérer rapidement», A voulu croire le ministre, rappelant l’objectif de retrouver le niveau de développement économique de 2019 à partir de 2022.

Le plan de relance ne sera pas financé par une hausse des impôts mais par “dépenses ponctuelles“, Non pérenne, et par”Cofinancement européen“, De l’ordre de 40 milliards d’euros, a déclaré Olivier Dussopt. Bercy espère que le plan sera mis en œuvre rapidement: 42 milliards d’euros doivent avoir été déboursés d’ici fin 2021 et 10 milliards d’euros d’ici la fin de cette année”.Le plan est basé sur une politique d’approvisionnement et d’investissement“, A reconnu Bruno Le Maire, ajoutant que cette stratégie doit favoriser la délocalisation et la création”emplois pour les 25 prochaines années pour les Français“. Il doit permettre à l’Hexagone de”prendre une longueur d’avance“, Profitant de la crise:”nous répondons aux préoccupations en protégeant […] et en définissant un point de sortie, un cap. Pour nous, ce cours est une économie plus compétitive et sans carbone. La France a tous les atouts pour y parvenir», A déclaré le ministre.

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Le patron de Bercy persiste et signe: il n’y aura pas de hausse d’impôts dans les mois à venir. Au contraire, les prélèvements qui pèsent sur les ménages et les entreprises auront baissé de 45 milliards d’euros d’ici la fin de l’année prochaine, a-t-il déclaré. “Nous n’augmenterons pas les impôts. C’est la politique menée depuis 30 ans, elle a échoué“, Juge Bruno Le Maire, ajoutant qu’il le souhaitait”inverser cette tendance et continuer à réduire les impôts” l’année prochaine.

réformes structurelles»Reste nécessaire

L’augmentation de l’endettement est, quant à elle, un “investissementSur les compétences et l’avenir, a insisté le ministre de l’Économie. Mais, il a qualifié, “notre objectif n’est pas de laisser filer la dette […] La dette sera remboursée. Il est irresponsable de suggérer que la dette pourrait ne pas être remboursée», A laissé tomber le ministre.

La dette devra être remboursée par “la croissance“, Aussi bien que”un principe d’imputabilité des finances publiques“, sera “bien entretenu“. À la fois, “réformes structurelles“Sont également nécessaires, y compris un sur”retraités», A déclaré Bruno Le Maire. “Nous nous endettons pour investir, et nous nous donnerons les moyens de rembourser cette dette», Résume-t-il. Olivier Dussopt a ensuite ajouté que ses équipes continueront de supprimer “petites taxes inefficaces“, Et ces emplois gouvernementaux seraient”stabilisé“, l’année prochaine.

Pourtant, l’avenir reste incertain. Un recentrage n’est pas totalement exclu, mais il “dépend de chacun de nous», Estime Bruno Le Maire. Le ministre a réitéré que les citoyens devraient «apprendre à vivre avec le virus“, parce qu’il “vient, il part, il accélère son développement, on arrive à le contenir», Selon le mois. “L’activité doit continuerMême au milieu de l’épidémie, a-t-il plaidé.

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Feu vert du Haut Conseil des finances publiques

Le PLF 2021 a reçu un avis favorable mais prudent du Haut Conseil des Finances Publiques. Dans une document daté de la semaine dernière, l’institution valide plusieurs hypothèses du gouvernement, dont le niveau d’activité atteint en 2021 (-2,7% par rapport à l’année dernière), a jugé “plausibleAinsi que des prévisions d’inflation, d’emploi et de masse salariale. L’année prochaine, les salaires devraient continuer d’augmenter de 1,5%, un rythme plus lent que les années précédentes (1,8%). D’autres hypothèses sont moins solides: l’ampleur du rebond en 2021 est “volontariste“Et le déficit public nominal pour 2020 et 2021 est”réalisable»Mais sévèrement limité par les incertitudes générées par la crise sanitaire.

Plus généralement, le HCFP prend acte de la forte dégradation de la trajectoire budgétaire présentée par l’exécutif et valide les prévisions de l’exécutif. En particulier, le déficit se détériorera de 1,2 point entre 2019 et 2021 et la dette s’envolera. Sur ce dernier point, les experts rappellent que «la soutenabilité à moyen terme de la dette publique est un enjeu central de la stratégie financière de la France“. Ils appellent donc à la”une plus grande vigilancePar ailleurs, les auteurs du document demandent instamment au gouvernement de présenter une nouvelle loi de programmation des finances publiques, prenant acte d’un bouleversement de l’économie depuis la définition de la dernière loi début 2018.

Le Haut Conseil note également le rebond “vigoureux mais partiel“économie. L’épargne des ménages a”pas commencé à être libéré, dans un contexte d’incertitudes persistantes», La production industrielle reste à la traîne et des risques importants pèsent sur la reprise. Les particuliers devraient également continuer à garder jalousement leurs économies dans les mois à venir.

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