le groupe français Kidiliz en redressement judiciaire

Une situation “Financièrement insupportable” : le groupe français spécialisé dans la mode enfantine Kidiliz, propriétaire de Z ou Catimini et déjà fragile avant la crise Covid, a été mis en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris, a annoncé jeudi 10 septembre son PDG, Patrick Puy.

M. Puy, qui vient de piloter le sauvetage partiel de La Halle, s’est cette fois rendu au chevet de Kidiliz, l’ancien groupe Zannier, qui compte dix marques de mode enfantine: Absorba, Beckaro, Catimini, Chipie, DIM, G-Star Raw , Kenzo Kids, Paul Smith Junior, 3 Pommes, Z.

Arrivé à la tête du groupe cet été, celui qui est en même temps président du groupe Vivarte (Caroll, Minelli) a trouvé un “Situation financièrement insupportable”. Kidiliz, qui compte 2600 salariés dont 1600 en France, a selon lui été “Géré de manière légèrement sous-optimale jusqu’à sa vente” en 2018 au groupe chinois Semir qui, malgré son statut de numéro 2 mondial du secteur, a depuis “Pas beaucoup fait pour améliorer son fonctionnement”.

“Le Covid est arrivé en plus de cela et a généré des résultats catastrophiques, puisque le chiffre d’affaires chutera cette année à environ 260 millions d’euros”, at-il expliqué, contre près de 400 millions un an plus tôt.

«La restructuration est finalement apparue assez facile sur le papier, mais a obligé l’actionnaire à financer une trentaine de millions d’euros, en fonction de laquelle aurait été accordé un prêt garanti par l’État d’environ cinquante millions d’euros, il a exposé. Mais l’actionnaire n’a pas voulu mettre ces 30 millions d’euros, pour que le plan de restructuration ne puisse pas être financé. “

Position de leader

Néanmoins, “Il y a des raisons d’espérer” parce que Kidiliz possède “Une vraie position de leader et saura attirer d’autres acteurs, avec de très bonnes marques”, et “Beaucoup de gens s’intéressent à nous, avec un appétit plutôt rare dans le monde du retail”, a ajouté Patrick Puy, qui précise également que l’endettement de l’entreprise reste faible. En termes de timing, le leader s’attend à une date limite de dépôt des offres vers la mi-octobre pour une décision de justice. “Fin octobre ou début novembre au plus tard”.

Selon lui, les emplois les plus à risque en France sont les 600 emplois chez Z, qui “A de toute évidence du mal à susciter l’intérêt” d’acheteurs potentiels. En revanche, Patrick Puy a noté “Un appétit évident pour tout le groupe, hors Z”.

L’affaire Kidiliz démontre une fois de plus la difficulté pour les entreprises déjà fragiles à surmonter le vide d’air provoqué par l’épidémie de Covid-19, y compris sur des segments prometteurs comme la mode enfantine, plutôt dynamique depuis la sortie du confinement, ou bio, avec le placement en redressement judiciaire de Bio c ‘Bon annoncé jeudi par l’entreprise.

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Et Auchan a également annoncé mercredi la suppression de près de 1500 emplois (contre 377 créés), les distributeurs de textile, fragilisés par la baisse drastique de la consommation de vêtements et chaussures neufs depuis plus d’une décennie, font partie des entreprises qui ont payé le prix social le plus lourd de l’épidémie de Covid. 19.

En France, le créateur de chaussures André a été repris au prix d’un traitement minceur sévère (licenciement de 188 salariés, maintien de 221 emplois), à l’image de la marque de chaussures et de vêtements La Halle (60% des 5500 emplois sauvés), ou Magasins de prêt-à-porter Camaïeu (2659 emplois sauvés sur 3100) et Naf Naf (75% des 1 170 emplois sauvés).

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Le monde avec l’AFP

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