octobre 22, 2020

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Le processus de confirmation du juge Barrett arrive à la campagne

À l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le monde tient le journal de la campagne. Une mise à jour quotidienne, avec des faits de campagne, des publicités politiques, des sondages, des cartes et des chiffres qui vous permettent de suivre et de vivre la compétition électorale la plus importante au monde.

La procédure de confirmation d’Amy Coney Barrett, la juge conservatrice choisie par Donald Trump pour remplacer l’icône féministe Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, ajoutera à partir du lundi 12 octobre aux tensions de la campagne présidentielle. La première journée sera consacrée à une déclaration préliminaire du juge, qui sera ensuite soumise, pendant deux jours, aux questions des sénateurs.

La majorité républicaine a décidé de précipiter cette confirmation alors qu’une majorité de personnes interrogées dans des sondages convergents aurait préféré que le nom du remplaçant soit décidé par le président élu le 3 novembre. En 2016, les républicains se sont opposés au président démocrate Barack Obama faisant une nomination similaire, faisant valoir que c’était une année électorale.

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Cette précipitation, justifiée par la volonté de consolider la majorité conservatrice au sein de la plus haute instance judiciaire des États-Unis en la réduisant de cinq à six juges (sur neuf, tous nommés à vie) est dramatisée par l’épidémie de Covid -19. La présentation du juge Barrett, le 26 septembre, dans la roseraie de la Maison Blanche, sans respecter les recommandations fédérales en matière de lutte contre l’épidémie, a transformé le siège de l’exécutif en un foyer de contamination, expliquant probablement celui de Donald Trump et certains de ses conseillers.

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Certains des sénateurs républicains membres de la commission des affaires judiciaires, qui organisera l’audition du juge, étaient également présents à la Maison Blanche. Trois d’entre eux, infectés, sont en quarantaine. Aux prises avec une réélection compliquée, le président de la commission de Caroline du Sud, le sénateur Lindsey Graham, a refusé vendredi de se soumettre à un test de virus obligatoire avant un débat avec son adversaire démocrate. Le débat a été annulé. Lindsey Graham craignait probablement qu’un test positif ne complique le déroulement des audiences.

Un autre élu sera particulièrement suivi lors de cette audition. Il s’agit du sénateur démocrate californien Kamala Harris, qui est également vice-candidat à la présidentielle Joe Biden. L’ancienne procureure, qui devra interrompre sa propre campagne, s’est distinguée à de nombreuses reprises lors d’audiences similaires par sa capacité à pousser les candidats de Donald Trump à leurs limites.

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