octobre 31, 2020

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Les compagnies aériennes, en difficulté économique, se préparent à un hiver rigoureux

le espoirs de reprise rétrécir dans le ciel. le
compagnies aériennes ont beaucoup souffert de la
coronaviruset l’hiver promet d’être rude. Certains demandent de l’aide, d’autres réduisent les coûts, licencient des personnes ou essaient le système D pour survivre à Covid-19.

«Nous sommes dans une course contre la montre. La variable c’est du cash, les entreprises meurent avec du cash (…) il faut aller vite, très très vite », estime Stéphane Albernhe, associé gérant de Archery Strategy Consulting, alors que la saison d’hiver commence le 25. Octobre et fin mars pour le transport aérien seront, selon toute vraisemblance, très mauvais.

Pas de reprise du trafic aérien

Avec des revenus en baisse de près de 80% au premier semestre par rapport à l’année dernière, les caisses des compagnies aériennes ont continué de se vider pour financer des coûts fixes élevés, selon l’Association du transport aérien international (Iata).

Après une légère amélioration en juillet, le trafic a de nouveau ralenti en septembre et les réservations pour le dernier trimestre annoncent une fin d’année plus que morose avec une baisse de 78% par rapport à l’année dernière, selon l’Iata.

Le retour espéré de la rentrée des voyageurs en classe affaires à forte valeur ajoutée n’a pas eu lieu. Les visioconférences, vécues à grande échelle pendant le confinement, restent un moyen sûr de travailler sans s’exposer à aucun risque.

Les entreprises ne parviennent pas à rassurer les voyageurs

Et rien ne fonctionne si les fabricants et les transporteurs proclament en chœur que la superposition de mesures de sécurité sanitaire pour les passagers (éloignement, masques, dématérialisation des procédures, désinfection …) combinée à des systèmes avancés de ventilation et de filtration de l’air. air de la cabine, protéger les passagers de la contamination.

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“Le risque de contracter le Covid lors d’un voyage (en avion) ​​est vraiment très, très faible”, assure le docteur David Powell, médecin consultant pour Iata.

Tests avant l’embarquement, «bulle» entre Hong Kong et Singapour

Pour l’industrie, «la clé» d’un retour en toute confiance des passagers réside dans le déploiement à grande échelle de tests pré-embarquement, comme alternative à la mise en quarantaine à l’arrivée.

Des expériences sont déjà en cours à Milan, Rome, Francfort, Bruxelles et Londres, mais aussi dans les pays du Golfe, entre Hawaï et les États-Unis continentaux, au Canada, en Asie, à Bogota, ou à l’aéroport de Guarulhos-São Paulo au Brésil , selon l’organisation aéroportuaire Iata et ACI.

Hong Kong et Singapour ont annoncé jeudi un accord de principe pour former conjointement une “bulle” qui permettrait à leurs résidents de voyager librement, sans quarantaine, entre les deux villes, à condition qu’ils soient testés négatifs à coronavirus.

Déjà plus de 136 milliards d’euros de soutien public aux entreprises

En attendant la généralisation des tests, Iata continue de tirer la sonnette d’alarme: avec une activité qui reste en baisse, les entreprises ont besoin d’aides gouvernementales supplémentaires.

Pour garder la tête hors de l’eau, ils ont déjà obtenu, selon l’organisation, 160 milliards de dollars [plus de 136 milliards d’euros] soutien public par des aides directes, des prêts, des mesures salariales et des allègements ou assouplissements fiscaux.

Mais en l’absence des réserves habituellement constituées pendant la période estivale dynamique, les entreprises “ne réussiront pas cet hiver”, a prévenu le directeur général d’Iata Alexandre de Juniac.

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Chômage technique et licenciements

Aux Etats-Unis, United Airlines a licencié plus de 13000 salariés en début de mois, faute d’accord politique à Washington sur un nouveau soutien au secteur aérien, après fin septembre d’un dispositif qui permettait de continuer à payer le des employés.

Ryanair, qui n’a pas reçu d’aide, a annoncé jeudi qu’elle réduisait sa capacité de 60% par rapport à l’hiver dernier, contre 40% initialement prévu, et fermait ses bases de Cork et Shannon, en Irlande, et celle de Toulouse, en France pour cette saison. .

Nouvelles offres (surprenantes ou polluantes)

En Asie, les entreprises bricolent des offres pour reconstituer leurs coffres. En Australie, au Japon et à Taiwan, plusieurs ont proposé “vols vers nulle part” qui partent et atterrissent au même aéroport, suscitant de vives critiques de la part des défenseurs de l’environnement.

Et Singapore Airlines propose dîner à bord d’un A380 immobilisé sur le tarmac, pour un prix allant de 33 à 400 euros. Avec un succès «extraordinaire», selon l’entreprise, qui livre également des plateaux repas faits maison.