janvier 18, 2021

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les défis des élections régionales en Russie

Les Russes sont appelés aux urnes dimanche 13 septembre dans 41 régions pour des élections locales qui se déroulent dans un contexte tendu pour Vladimir Poutine.

Les électeurs doivent nommer des gouverneurs, des assemblées régionales ou municipales et quatre députés du Parlement. Les autorités ont autorisé un scrutin de trois jours et des bureaux de vote en plein air, officiellement pour limiter les risques associés au nouveau coronavirus. Ce système, déjà testé fin juin pour une réforme constitutionnelle, avait été marqué par la fraude, selon l’opposition.

L’ombre de Navalny sur le bulletin de vote

Le scrutin a lieu trois semaines après l’empoisonnement présumé d’Alexeï Navalny, l’adversaire numéro 1 du Kremlin. Il est tombé gravement malade fin août lors d’un voyage en Sibérie où il était venu soutenir ses alliés dans la campagne et enquêter sur la corruption des élites locales. Cet événement a déclenché l’indignation internationale: selon Berlin, où l’opposant est hospitalisé, ce dernier a été empoisonné par une substance de type Novichok, un agent neurotoxique d’origine militaire, ce que Moscou réfute.

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La région de Novossibirsk en Sibérie, troisième plus grande ville de Russie, est emblématique de la question régionale. Une alliance sans précédent de trente candidats indépendants, dont les partisans de M. Navalny, défie le parti de Vladimir Poutine, Russie unie. Il y a aussi des candidats de quatre nouveaux partis, soupçonnés d’avoir été incités par le gouvernement à diviser l’électorat visé par l’opposition. Les communistes et les nationalistes sont également en lice. Cette opposition traditionnelle, considérée comme fidèle au Kremlin, lui a pourtant joué des tours ces derniers temps, remportant des voix contre des candidats au pouvoir.

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Tester la tactique du «vote intelligent»

Si la région de Khabarovsk, dans le district fédéral d’Extrême-Orient, n’est pas directement touchée par les élections de dimanche, elle reste au centre de l’attention politique: des dizaines de milliers de personnes y manifestent inlassablement depuis deux mois contre l’arrestation d’un ancien gouverneur populaire. . L’opposition veut profiter du contexte pour marquer des points, notamment dans les régions reculées où règne la méfiance à l’égard de Moscou, soupçonnée de ne s’intéresser qu’aux ressources naturelles de la périphérie.

Les élections régionales sont aussi l’occasion pour l’opposition de remettre à l’épreuve sa tactique de «vote intelligent», développée par Alexeï Navalny, qui consiste à appeler à voter pour le candidat le mieux placé, quel qu’il soit. ou, pour perdre celui du pouvoir. Cette tactique avait déjà fait ses preuves l’été dernier à Moscou, lors d’élections municipales disputées au cours desquelles Russie unie avait perdu de nombreux sièges.

Dans un contexte économique et social difficile, des accusations de corruption et une réforme impopulaire des retraites en 2018, la popularité de Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, s’érode, avec seulement 30% d’avis favorables, selon les derniers sondages. Le parti au pouvoir peut néanmoins compter sur le soutien des administrations, la mobilisation des élites et de son électorat traditionnel.

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