décembre 4, 2020

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Les fédérations professionnelles appellent à l’interdiction du Black Friday

Chaque année, la fin du mois de novembre donne lieu à une montagne de promotions dans le cadre du Black Friday. – iStock / City Presse

Va-t-il se lever? Quatre fédérations de magasins et de centres commerciaux du centre-ville ont appelé le gouvernement à restreindre les ventes en ligne «aux produits de première nécessité» et à interdire le «Black Friday», dans une chronique publiée dans le Journal du dimanche.

Ils demandent également de pouvoir rouvrir des entreprises «non essentielles» à partir du 12 novembre.

“L’inégalité scandaleuse”

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire prévient pour sa part qu’une réouverture “ne pourra être envisagée qu’avec de nouvelles règles sanitaires”, dans un entretien accordé au même hebdomadaire. Il cite à titre d’exemple une éventuelle augmentation du gabarit d’accueil, “aujourd’hui de 4 m² par client”, ou l’accès aux commerces sur rendez-vous.

“Les mesures prises pour freiner la propagation du virus ne font qu’augmenter l’inégalité scandaleuse de traitement préexistant entre les commerçants physiques et les web marchands, au risque des premiers et au profit exclusif des seconds”, déplore la Confédération des commerçants français (CDF), la Fédération française des associations de commerçants (FFAC), la Fédération nationale des centres-villes «Vitrines de France» (FNCV) et le Conseil national des centres commerciaux (CNCC).

Dans ce forum les réunissant de manière «inédite», les organisations s’accordent à dire que la fermeture d’entreprises dites «non essentielles» profite dangereusement aux plateformes d’achat en ligne déjà régulièrement accusées de concurrence déloyale, comme Amazon et Alibaba.

Ceux-ci, dénoncent les signataires, “redoublent désormais la propagande pour attirer les clients, nos clients” à l’approche de la période de soldes du Black Friday, fin novembre, et de Noël. Ils réclament «l’interdiction immédiate du Black Friday 2020».

“Prendre Amazon comme bouc émissaire n’est pas la solution”

Ils appellent également à «la fin de l’iniquité structurelle existante entre la communauté des commerçants français et les commerçants 100% web», notamment en matière de fiscalité et d’aménagement du territoire, avec «l’instauration d’un moratoire sur tous les nouveaux projets d’entrepôt».

“Prendre Amazone comme bouc émissaire n’est pas la solution: cet acteur ne représente que 20% du commerce en ligne en France », estime cependant Bruno Le Maire pour sa part.

Pour encourager la digitalisation des petits commerces de proximité, le gouvernement envisage de lister, dès mardi, les solutions existantes sur le site clique-mon-commerce.gouv.fr.

“Ensuite, chaque entreprise fermée administrativement – et qui n’est pas encore numérisée – pourra bénéficier d’une aide de 500 euros pour le faire”, souligne Bruno Le Maire, ajoutant que l’Etat entendait aider financièrement “les communes qui souhaitent développer une plateforme e-commerce locale regroupant toutes les entreprises de sa ville ».

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