janvier 20, 2021

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les intentions de vaccination des Français en chute libre

Seuls 40% des Français interrogés par Santé publique France disent “vouloir certainement ou probablement se faire vacciner” contre le coronavirus. C’est 13 points de moins qu’en novembre.

C’est une valeur qui est préoccupante, deux jours avant le début de la campagne de vaccination contre le coronavirus en France. Selon le point épidémiologique L’hebdomadaire Santé publique France publié jeudi soir, les Français sont de plus en plus prudents pour se faire vacciner.

40% des volontaires français

Dans le détail, l’enquête qui suit «l’évolution des comportements et de la santé mentale pendant l’épidémie de Covid-19» indique que 40% des Français interrogés déclarent «vouloir certainement ou probablement se faire vacciner contre le COVID-19», soit moins de la moitié des la population.

C’est 13 points de moins que lors de la précédente enquête Santé publique France réalisée en novembre. La campagne de vaccination démarre dimanche à peine un an après l’émergence de ce nouveau coronavirus dans le monde. Une vitesse sans précédent qui suscite l’espoir mais nourrit aussi la méfiance de longue date à l’égard des vaccins.

Sur les 1194 personnes (60%) qui déclarent ne pas vouloir se faire vacciner, la grande majorité explique que «les nouveaux vaccins ne sont pas sûrs» (82%).

Améliorer l’accès à l’information

L’observance est particulièrement en baisse chez les personnes âgées de 65 ans et plus, pourtant les cibles prioritaires du vaccin. Tout en restant majoritaires, ils sont 61% à vouloir se faire vacciner, alors qu’ils l’étaient 72% il y a deux mois.

Le gouvernement espère dans un premier temps cibler les personnes âgées, avec d’abord «quelques dizaines d’habitants» dans «deux ou trois» établissements pour personnes âgées, a indiqué mardi Olivier Véran.

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Santé publique France tire donc la sonnette d’alarme. “Les résultats largement disponibles concernant l’efficacité du vaccin contre le COVID-19, ainsi que la tolérance et l’innocuité des essais cliniques des deux premiers vaccins ne semblent pas convaincre les personnes interrogées.”

“Il est donc essentiel de renforcer l’accès à l’information sur la vaccination”, alerte à nouveau Santé publique France.

Esther Paolini Journaliste BFMTV