Londres refuse l’ultimatum de Bruxelles

Nous pensions avoir tout vu avec le Brexit. Erreur. Londres et Bruxelles sont à nouveau engagés dans une confrontation brutale, après une nouvelle provocation du gouvernement britannique.

Contre toute attente, Boris Johnson a décidé de remettre en cause le traité de divorce qu’il a négocié dur avec l’Union européenne (UE) il y a moins d’un an et qui fixe les conditions de la séparation entre les deux ex-partenaires. Et comme en 2019, la perspective d’un «no deal» refait surface lorsque le Royaume-Uni aura quitté l’Europe le 31 décembre et que les négociations sur leur «future relation» glissent.

Jeudi 10 septembre, après un échange “Sans effet”, selon un participant, entre le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic et le ministre d’État britannique Michael Gove, Bruxelles a lancé un ultimatum à Downing Street, appelant le gouvernement britannique à ” retirer (…) Avant la fin du mois “ le projet de loi, qui revisite certains aspects de l’accord de divorce, en particulier le protocole sur l’Irlande du Nord, dont le but premier est de préserver la paix entre les deux Irlandais.

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«Ce projet de loi a fui dans la presse, Londres n’en avait informé ni Dublin ni Belfast. C’est impardonnable », s’offusque d’un proche des négociations du côté européen.

En 2019, après trois ans de désaccords, Londres et Bruxelles avaient enfin trouvé un arrangement pour éviter le retour d’une frontière «dure» entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande: la province britannique devait à la fois rester alignée sur les normes européennes fixées dans le cadre du marché intérieur communautaire (auquel appartient la république voisine) et faire partie de l’union douanière britannique.

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Tourbillons forts

Déposé à la Chambre des communes le 9 septembre, le «projet de loi sur le marché intérieur» prévoit qu’en cas de désaccord entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept sur l’application de ce «protocole irlandais», Londres pourra décider quel régime Les aides d’État s’appliqueront à l’Irlande du Nord et les types de contrôles douaniers qui seront imposés aux marchandises transitant entre Belfast et la Grande-Bretagne. Avec ce texte, avoué le 8 septembre le secrétaire d’État britannique pour l’Irlande du Nord Brendan Lewis, le pays pourrait violer “De manière limitée et spécifique” traités internationaux.

Approuvé par Boris Johnson et ratifié par les deux chambres du Parlement britannique, l’accord de retrait “Est une obligation légale”, et ne peut être ni “Modifié”, ni “Clarifié”, ni “Modifié”, ni “Interprété” la Commission a insisté jeudi. Le ministre Michael Gove a répondu avec défi: Royaume-Uni “Ne se retirera pas” Projet de loi sur le marché de l’Internal. De plus, le projet de loi devrait être discuté en deuxième lecture à la Chambre des communes le 14 septembre, puis renvoyé aux comités parlementaires le lendemain …

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