Lydia a levé 112 millions d’euros en 2020, une belle prise pour une fintech française

La plateforme de paiement mobile a bouclé un tour de table de 112 millions d’euros en 2020. Une bonne performance en période de crise économique et sanitaire et un montant record pour une fintech française.

Lydia montre clairement ses ambitions. En levant 112 millions d’euros en 2020, la plateforme de services financiers mobiles entend désormais prendre la pole position en Europe dans la catégorie des «applications financières super quotidiennes». Mais comme Cyril Chiche nous l’a rappelé en juillet dernier, sa co-fondatrice, Lydia n’a pas pour objectif de devenir une banque. «Être une banque, c’est avoir un statut réglementaire très codifié. Nous ne sommes pas une banque. Nous sommes une plate-forme de service de paiement mobile quotidien, une excellente application de financement au quotidien». Lydia se considère comme PayPal de nouvelle génération, une plate-forme centrale de services financiers. Et pour augmenter sa proposition de valeur, la start-up a lancé une offre de crédit à la consommation avec Younited Credit en juillet dernier, après avoir proposé une assurance habitation fin 2019 avec une autre fintech, Luko.

En janvier dernier, l’application a levé 40 millions d’euros auprès du géant chinois Tencent et d’actionnaires historiques tels que CNP Assurances, XAnge et New Alpha. A ces 40 millions d’euros s’ajoute donc en fin d’année une deuxième tranche de 72 millions d’euros portée par le fonds d’investissement Accel. Amit Jhawar, ancien PDG de Venmo – une start-up américaine de paiement mobile rachetée par PayPal en 2013 -, a réalisé son premier investissement en tant que partenaire d’entreprise chez Accel et rejoint le comité de surveillance de Lydia. Une belle garantie pour la start-up.

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Des services mobiles qui profitent de la crise sanitaire

Lydia revendique ainsi le record de la table ronde pour une fintech française. Sur son Compte LinkedIn, Cédric O, secrétaire d’État au numérique, a félicité Lydia et a rappelé que «La souveraineté numérique française se construit également grâce à technologie française dans le domaine des paiements et de la fintech ».

Lydia a surfé sur la crise sanitaire en 2020 et son impact sur l’accélération de la dématérialisation des services financiers. «Les événements de 2020 ont contribué à une forte baisse de l’utilisation du cash au profit du sans contact, notamment mobile», explique Cyril Chiche dans un communiqué.

Lydia revendique plus de 4 millions d’utilisateurs en Europe «Y compris 30% des Français de 18 à 30 ans». Cyril Chiche avait déclaré après le premier confinement à Numérique, Juillet dernier: «Nous avons 3,6 millions de comptes Lydia, dont 3,5 en France. 150 000 nouveaux comptes sont créés chaque mois, sans acquisition payante. Si l’on regarde les tranches d’âge, plus de 25% des 18-30 ans ont un compte Lydia, et cela augmente d’un point par mois “.

Dans étude publiée en septembre dernier sur la fintech, KPMG a noté que «Les investissements dans les canaux et produits numériques devraient en effet continuer à répondre aux besoins des clients et à l’accélération de la numérisation».

Un pas de plus vers la banque

112 millions, alors, mais pour quoi? Dans le communiqué de presse, Lydia explique que cela lui permettra «Pour mieux répondre aux nouvelles demandes des consommateurs européens». Cela rend l’exigence coûteuse! Concrètement, de nouveaux services devraient enrichir l’offre de la start-up, comme la possibilité d’effectuer gratuitement des virements instantanés vers une banque, d’activer une fonction historique de ses différents comptes, et d’offrir encore plus de valeur avec des produits d’épargne et d’investissement, en plus du consommateur. assurance crédit et habitation. Un pas de plus donc vers les services bancaires traditionnels. Mais sans les contraintes – et les garanties prudentielles – des banques?

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