neuf questions sur la campagne de vaccination prévue par le gouvernement

Ils font partie de la stratégie pour vaincre le virus. Un an après le début de la pandémie de Covid-19, une dizaine de vaccins Sars-CoV-2 sont en cours de fabrication, dont six ont déjà été réservés par la Commission européenne. Les deux vaccins Pfizer / BioNtech et Moderna seront disponibles au mieux dans les derniers jours de décembre, sinon à partir de janvier, après autorisation des autorités sanitaires européennes et françaises.

Le gouvernement vise donc la fin de l’année ou début janvier pour commencer à vacciner la population. La stratégie vaccinale, coordonnée par le spécialiste des maladies infectieuses Alain Fischer, “sera présenté au Parlement” au cours du mois de décembre, a annoncé Jean Castex, qui s’est engagé, lors d’une conférence de presse sur la campagne de vaccination jeudi 3 décembre, à “que toute transparence soit faite sur cette stratégie vaccinale et les décisions mises en place”. Comment cette campagne se déroulera-t-elle? Par qui et comment les vaccins seront-ils administrés? Franceinfo vous répond.

1Qui sera vacciné en premier?

“Donner la priorité aux personnes pour lesquelles le virus est le plus dangereux est un impératif de santé publique”, le Premier ministre a déclaré jeudi. Il a ajouté que le gouvernement suivrait l’ordre “tres précis” personnes prioritaires désignées par la Haute Autorité de Santé (HAS), dont la note-cadre constitue “la base de notre feuille de route pour les semaines à venir”. Cette phase 1 concernera un million de personnes.

Les personnes âgées résidant dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou tout autre logement collectif comme les maisons de retraite seront donc d’abord vaccinées. Ils sont les premières victimes de la maladie depuis le début de l’épidémie et représentent un tiers des décès.

Egalement concerné par cette première phase de la stratégie de vaccination, qui regroupe trois professionnels des maisons de retraite médicalisés, des unités de soins de longue durée (USLD) et du transport médical, âgés de 65 ans et / ou avec comorbidité.

Les personnes âgées vivant à domicile ne sont pas concernées par cette première phase. Ne vivant pas dans une communauté, ils ne sont en fait pas aussi exposés au virus que les personnes hébergées dans des maisons de retraite.

2Qui sera vacciné ensuite?

Au fur et à mesure de la livraison des vaccins, le périmètre de vaccination s’élargira. A partir de février et jusqu’au printemps, la deuxième phase de vaccination aura lieu, qui concerne 14 millions de personnes présentant des risques liés à l’âge ou à une pathologie chronique. Les premières personnes ciblées sont les personnes de plus de 75 ans, puis les personnes de 65 à 74 ans ayant une comorbidité et enfin les autres personnes de 65 à 74 ans.

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Les professionnels des secteurs de la santé, du médico-social et du transport médical, privilégiant les plus de 50 ans ou ayant une comorbidité, sont également concernés par cette phase de vaccination.

L’élargissement progressif du public doit conduire à une “vaccination de masse” au printemps, a précisé jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran. << Les personnes âgées de 50 à 64 ans, les professionnels des secteurs essentiels au fonctionnement du pays en période d'épidémie, les personnes vulnérables et précaires et celles qui en prennent soin, les personnes qui vivent dans des logements confinés seront d'abord vaccinées. le reste de la population adulte. "

Les modalités de vaccination des plus de 18 ans sans comorbidité doivent être précisées au fur et à mesure que les objectifs des phases précédentes sont atteints. Pour l’instant, les enfants et adolescents sont exclus de cette campagne, car ils développent généralement des formes plus bénignes de la maladie et sont plus souvent asymptomatiques.

3Comment aura lieu la vaccination?

«Le ‘parcours patient’ se déroule en trois étapes: la consultation puis la vaccination puis le suivi», a détaillé Olivier Véran. Lors de la consultation médicale, proposée avant la vaccination, le médecin vérifie l’état de santé de la personne et si elle présente des contre-indications. Cette consultation peut être effectuée par téléconsultation si nécessaire. Le professionnel de santé informe également la personne sur les bénéfices et les risques du vaccin et obtient son consentement pour la vaccination.

Pour les résidents des maisons de retraite ou des maisons de retraite, les familles “étroitement” associée à cette procédure médicale. D’autant plus si les personnes concernées ne sont pas en mesure de donner leur consentement dans les meilleures conditions.

Vient ensuite la vaccination proprement dite, qui peut être réalisée suite à cette consultation. Selon le vaccin, les méthodes d’injection varient. Concernant celui du laboratoire Pfizer, qui sera déployé en premier, l’administration se fait par voie intramusculaire et nécessite “deux injections qui doivent être effectuées à 21 jours d’intervalle avec une petite marge de deux à trois jours”, a détaillé le ministre de la Santé.

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4Où pouvons-nous nous faire vacciner?

Concernant la première étape de la vaccination, les personnes âgées seront vaccinées dans les établissements qui les accueillent. Pour les étapes suivantes, il n’est actuellement pas prévu de déployer “vaccinodromes” ou une “barnums”. «Nous serons probablement encore en hiver et nous ne pourrons pas demander aux personnes âgées de faire la queue dans ces conditions, a expliqué Olivier Véran. Nous voulons que les gens soient vaccinés dans les bonnes conditions. ”

Cependant, le gouvernement n’exclut pas de déployer plus tard “petits centres de vaccination” en collaboration avec les autorités locales et basés dans des maisons médicales, par exemple.

Olivier VIl estcouru a également assuré que la question des déserts médicaux avait été prise en compte. «Nous avons prévu une organisation logistique et stratégique qui permettra de couvrir l’ensemble des maisons de repos et établissements pour personnes âgées dans tout le pays, en France métropolitaine et outre-mer».

5Qui peut vacciner?

“Chacun doit pouvoir se faire vacciner par un professionnel de santé proche de son domicile, qu’il connaît et en qui il a confiance”, a martelé le ministre de la Santé. C’est pourquoi dès la phase 2, le médecin généraliste, et en particulier le médecin traitant, est “au cœur du système”. Equipé pour vacciner, il reçoit ses patients soit dans son cabinet, soit dans un centre de santé multidisciplinaire.

Au fur et à mesure que les autres types de vaccins seront délivrés, l’implication des médecins de ville sera “plus forte” et “la question de l’association d’autres professionnels de santé comme les pharmaciens se posera alors”, une a indiqué Olivier Véran.

6Combien coûtera le vaccin?

“La vaccination sera gratuite pour tous”, a annoncé le Premier ministre. Au total, “La France aura un potentiel de 200 millions de doses”, a déclaré Jean Castex. Cela va vacciner 100 millions de personnes, car “les vaccins nécessitent deux injections à quelques semaines d’intervalle”, il a dit. “C’est plus que nos besoins”, concéda Jean Castex, mais “c’est la marge de sécurité que nous prenons”. “Avoir des quantités suffisantes” est un “premier objectif”, a souligné le chef du gouvernement.

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Pour garantir un accès gratuit, le gouvernement a alloué 1,5 milliard d’euros au budget de la sécurité sociale pour 2021. “Et évidemment, et c’est un autre avantage des négociations menées au niveau européen, nous ne paierons que ce qui nous sera réellement livré”., a souligné Jean Castex.

septLa vaccination sera-t-elle obligatoire?

“Je veux aussi être clair: je ne rendrai pas la vaccination obligatoire.” Emmanuel Macron a clarifié ce point dans son discours de mardi 24 novembre. “Un comité scientifique sera chargé de surveiller la vaccination. Un collectif de citoyens sera également mis en place pour impliquer plus largement la population “, avait-il indiqué.

Un choix en ligne avec les recommandations duune Haute Autorité de Santé, qui estimé début novembre que “La vaccination contre le Covid-19 ne devrait pas être obligatoire, ni pour la population générale, ni pour les professionnels de la santé”. Cette position est partagée par le Conseil scientifique qui, dans un avis (PDF) le rendu en juillet, a jugé l’obligation “ni souhaitable ni possible”.

8Y aura-t-il un suivi des personnes vaccinées?

Un suivi médical est “garanti et assuré” dans le temps. Toutes les personnes vaccinées seront ainsi suivies dans le cadre d’un système de pharmacovigilance et de traçabilité renforcé mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie. Il doit permettre de vérifier que tout se passe bien et de collecter tous les effets indésirables, qu’ils soient légers, modérés ou sévères.

9Cette stratégie de vaccination est-elle définitive?

Ce plan est appelé à évoluer, a déjà annoncé le ministre de la Santé. «Nous ajusterons notre approche au fur et à mesure que nos connaissances progresseront», Olivier Véran a précisé. “Si les vaccins permettent de réduire massivement la mortalité et les formes sévères de Covid-19 et si certains ont un impact sur la transmission du virus, nous passerions alors d’une stratégie axée sur la réduction des formes sévères à une stratégie de contrôle. Épidémie par la vaccination la population générale. ”

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