décembre 4, 2020

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Nokia annonce son intention de réduire le nombre de suppressions d’emplois de son plan social

Les coupes devraient être moins massives que prévu. Le fabricant d’équipement de télécommunications finlandais Nokia a annoncé vendredi 23 octobre son intention de réduire l’impact de son plan de 1233 suppressions d’emplois en France, en abandonnant près de 250 d’entre eux et en créant un nouveau centre de cybersécurité à Lannion (Côtes-d’Armor). Le gouvernement a immédiatement salué ce qu’il considère “Avancée significative”, qui “Semble confirmer la volonté de Nokia de donner la priorité à la France pour ses activités de recherche et développement”, selon le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

Pour la CGT, Nokia est toujours “Loin du compte”. “La colère et l’incompréhension auraient été aussi fortes si une annonce sur cette nouvelle base de 986 suppressions d’emplois” – un nouveau bilan du plan social – avait été réalisé en juin, lorsque Nokia a dévoilé ses intentions de supprimer 1 233 emplois en France, a déclaré dans un communiqué Philippe Mulot, délégué CGT sur le site de Lannion.

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Concrètement, Nokia envisage d’ouvrir un nouveau “Centre de cybersécurité” à Lannion, qui pourrait “Mener à la création de 112 nouveaux postes d’ici fin 2021, dont 97 seraient basés à Lannion”, a déclaré la société dans un communiqué vendredi. “Le deuxième projet consisterait à mettre en œuvre de nouvelles activités autour de la 5G destinées à tester et intégrer les futurs cas d’utilisation et services de la 5G, ainsi qu’à tester de nouveaux modèles économiques”, sur les sites de Lannion et Nozay (Essonne).

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“Sujets du futur”

Au total, Nokia prévoit de conserver 250 postes qui devaient disparaître dans le plan social, “Atténuant ainsi l’impact global de ce plan, notamment sur le site de Lannion”, ville de 20 000 habitants qui est l’un des hauts lieux de l’histoire des télécoms en France.

Le 22 juin, Nokia a annoncé un plan de restructuration en France avec 1 233 suppressions d’emplois, dont 402 à Lannion. Il s’agissait du quatrième plan social depuis l’acquisition en 2016 d’Alcatel-Lucent par le Finlandais. Le gouvernement l’avait appelé “Inacceptable comme il est”.

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Le député (LRM, Côtes-d’Armor) Eric Bothorel avait estimé que Nokia “Rié du monde”, en annonçant son “Prévoyez à la limite exacte de l’engagement qu’ils ont pris il y a quatre ans de ne pas licencier et même d’embaucher dans la recherche, qui a expiré en juin”.

Dans son communiqué, le ministère de l’Économie et des Finances suggère que les projets industriels de Nokia qui réduiront l’impact du plan social pourraient faire l’objet d’un soutien dans le cadre du plan de relance. “Il s’agit d’une avancée significative qui confirme que la France reste une géographie stratégique pour Nokia, sur des sujets d’avenir qui ont été identifiés au cœur des priorités du plan de relance et bénéficieront d’un accompagnement à cet égard”, écrit Bercy dans son communiqué.

À l’échelle mondiale, Nokia s’est engagé depuis plusieurs années dans une chasse aux coûts pour surmonter les résultats en dents de scie et les effets de la percée du chinois Huawei dans l’industrie, et retrouve progressivement sa rentabilité. Le groupe a enregistré un bénéfice net de 94 millions d’euros au deuxième trimestre 2020 (contre une perte de 193 millions au deuxième trimestre 2019), avec un chiffre d’affaires en baisse de 10,6%, principalement en raison de la crise de Covid-19.

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Selon le président de Nokia en France, Thierry Boisnon, “Les deux projets actuellement à l’étude” En France “Confirmer la vision stratégique de Nokia et son engagement à long terme pour faire de la France un centre mondial d’expertise en recherche et développement dans le domaine des réseaux mobiles avancés et des services de sécurité de nouvelle génération.”

Le monde avec l’AFP