décembre 3, 2020

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Pas assez de sport, trop d’écrans … la sédentarité inquiétante de nos ados

Flemme: grande paresse, envie de ne rien faire. On a souvent tendance à associer ce mot à l’adolescence, mais si on y ajoute la passion des écrans et le rejet de tout exercice physique, le cocktail s’avère éminemment toxique pour les adultes en développement. C’est ce que souligne une expertise de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) qui sera rendue publique lundi.

L’Anses est alarmée par le fait que deux tiers des 11/17 ans ont des comportements sédentaires et d’inactivité physique susceptibles de les exposer à des risques sanitaires. «En dehors du temps scolaire, la moitié des adolescents passent plus de quatre heures et demie par jour sur leurs écrans et / ou pratiquent moins de vingt minutes par jour d’activité physique», explique le professeur Irène Margaritis, chef de l’unité. évaluation des risques liés à la nutrition à l’Anses. Cependant, les risques sanitaires associés à ce mode de vie sédentaire sont multiples et très graves. “

Gain de graisse, obésité, troubles de l’alimentation, mauvaise qualité du sommeil, risque accru de maladies cardiovasculaires ou de certains cancers à l’âge adulte… «Le problème est que les habitudes prises à l’adolescence ont tendance à se développer. installer », s’inquiète le spécialiste.

De toute évidence, l’enfermement incite encore moins les jeunes à «bouger». «Le contexte actuel est particulièrement propice à une augmentation du temps passé dans une vie sédentaire, et plus particulièrement du temps passé sur les écrans, avec le développement d’une offre numérique abondante et de nouvelles technologies qui encouragent encore plus la sédentarité, souligne ANSES. Les effets du confinement accentuent également la tendance à l’inactivité physique. “

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Qui n’a pas lutté ces dernières semaines pour convaincre son adolescent d’aller «mettre le nez dehors»? «C’est tout le problème de l’emballage», explique Irène Margaritis. Moins vous en faites, plus cela demande d’efforts et vous cause du stress lorsque vous devez bouger. Être paresseux n’est qu’une stratégie d’évitement, car il est difficile de reprendre une activité physique lorsque vous ne faites rien. “

Les adolescents de 15 à 17 ans les plus touchés

Dans le détail, l’Anses a pu mesurer que le niveau de sédentarité était encore plus élevé chez les adolescents les plus âgés (15-17 ans) et chez les jeunes issus de milieux moins privilégiés. De plus, chez les 11-14 ans, les filles sont moins susceptibles (15,5%) que les garçons (24%) de pratiquer au moins une heure d’activité physique par jour.

Mais qui dit bouger son corps ne veut pas forcément dire faire du sport. «Se déplacer à pied, jouer à des jeux de plein air, porter une charge ou monter ou descendre des escaliers contribue également à l’activité physique», explique l’Anses. «Par exemple, j’ai encouragé ma fille de 17 ans à marcher au moins 20 minutes pendant son voyage scolaire de 40 minutes», explique Irène Margaritis. Quand elle arrive au lycée, son cerveau est oxygéné, elle me dit qu’elle se sent mieux que lorsqu’elle n’utilisait que les transports en commun. “

Dans cette période d’enfermement qui incite encore plus les adolescents à «cocooner» dans leur chambre, sur le canapé ou sous la couette les yeux hypnotisés par leur écran, Irene Margaritis encourage les parents à «donner l’exemple». Par exemple, elle vous recommande d’emmener votre ou vos enfants avec vous pour une sortie au grand air en cochant la case «court trajet dans la limite d’une heure par jour» sur le certificat de voyage. «C’est un bon moyen de les attirer à l’extérieur», précise le spécialiste de l’Anses. Cela permet de créer un lien particulier avec nos adolescents et peut-être de déclencher en eux le besoin de bouger ».

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