février 25, 2021

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pas de doute, Bam est vraiment le vrai MVP du Heat

Une constance et une maturité remarquables sur ces Playoffs 2020, Tyler Herro a enfilé le costume de héros hier soir contre Boston en réalisant une performance de tous les temps pour une recrue, permettant aux Heat de se retrouver à seulement un pas de la finale de la NBA. La fanbase de Miami peut donc dire merci à Tyler, mais aussi à… Bam Adebayo.

Car oui, non seulement Bam a fait Bam lors du match 4 contre les Celtics (20 points, 12 rebonds, 4 passes décisives, 2 interceptions), mais il a aussi évidemment joué un rôle dans l’arrivée des Herro en Floride. Sélectionné par Miami avec le 13e choix du repêchage 2019, le jeune arrière latéral de 20 ans qui fait tourner toutes les têtes pour le moment vient du même collège qu’Adebayo, et ce n’est pas n’importe lequel puisque l’on parle du Kentucky. Herro a passé un an sous John Calipari, tout comme Bam, qui a joué pour les Wildcats lors de la saison 2016-17.. Les deux coéquipiers du Heat n’ont jamais joué ensemble à l’université, mais on imagine que Bam a continué à suivre les résultats de son ancienne école bien après son arrivée chez les pros. Et c’est probablement ainsi que Tyler Herro a attiré son attention, ce dernier ayant une grande campagne de première année avec les Wildcats, après quoi il a notamment été nommé recrue de l’année à la conférence SEC par lePresse associée. Soudain, aux alentours du repêchage 2019, Adebayo est allé voir le patron de Heat Pat Riley pour lui dire que l’enfant avait le ballon.

“C’est moi qui ai chuchoté à l’oreille de Pat pour lui dire de le recruter” dit fièrement Bam via États-Unis aujourd’hui après le festival Herro dans le jeu 4.

Déjà auteur d’une saison recrue attrayante, Tyler Herro a pris une nouvelle dimension dans ces Playoffs 2020. Aucun jeu en dessous de 10 points sur un total de 13 matchs (troisième plus longue séquence pour une recrue en séries éliminatoires selon Statistiques et informations ESPN, à égalité avec M. Elgin Baylor), 16,5 points (44,8% de tir, 37,8% de stationnement, 88,9% de lancers francs), 5,7 rebonds et 3,9 passes en moyenne sur l’ensemble des séries éliminatoires en 33,5 minutes en quittant le banc, et donc cette incroyable explosion avec 37 pions dans le match 4 contre les Celtics. Pas de doute, ce gamin n’est pas une recrue comme les autres. Il n’a peur de rien, il joue avec la confiance d’un vétéran, il brille dans les moments les plus chauds et c’est tout simplement un bon basketteur peu importe son âge ou son statut dans la ligue. Il sait tirer, il sait conduire, il sait trouver le coéquipier banalisé, il se bat bien sur le rebond, et surtout il travaille, encore et encore. Sur ses points forts mais aussi évidemment sur les aspects où il doit beaucoup progresser, comme en défense, un secteur dans lequel il montre une bonne activité dans ces Playoffs. Comme vous pouvez le voir, le jeune a déjà un joli répertoire et ce n’est pas tous les jours que vous voyez un gars de 20 ans si agressif, qui joue aussi juste dans les moments les plus importants d’une saison.. Ce n’est pas un hasard s’il est au sol dans le money time et qu’il touche beaucoup le gonflement.

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Cette ascension spectaculaire est forcément favorisée par l’environnement dans lequel Tyler Herro évolue depuis son arrivée en NBA. Avec le Heat, réputé pour sa capacité à développer de jeunes joueurs grâce à l’excellent travail de l’entraîneur Erik Spoelstra, Herro sait qu’il a la chance de grandir au sein l’une des meilleures franchises de la Ligue d’un point de vue structurel. #Heatculture n’est pas qu’un slogan, c’est avant tout un mode de fonctionnement basé sur la méthode Pat Riley, où travail, collectif et dureté sont les maîtres mots. Après sa magnifique performance Game 4, Tyler a notamment rendu hommage à un joueur qui symbolise parfaitement cette culture, Jimmy Butler (via Nick Friedell et Izzy Gutierrez ré’ESPN).

«Depuis que je suis ici, il est comme un grand frère pour moi. Sans Jimmy, je ne ferais probablement pas ça en tant que recrue. […] Il n’a jamais joué la finale, je veux le faire pour lui. Je sais combien la victoire représente pour lui. Je veux l’aider à atteindre ce stade. “

Nommé dans le deuxième cinq des meilleurs rookies de la saison (hein?), Tyler Herro se fait un vrai nom en NBA. On connaît pas mal de joueurs qui craquent en Playoffs, il brille comme jamais auparavant, tout ça à seulement 20 ans et à sa première saison avec les grands garçons. Chapeau d’enfant.

Source texte: USA Today / ESPN