Pour la HAS, il n’est pas nécessaire de vacciner systématiquement les personnes ayant développé une forme symptomatique de Covid-19

Dans un avis net avec sa position précédente, la Haute Autorité de Santé affirme “qu’il n’y a pas lieu de vacciner systématiquement les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de Covid-19”.

Un an après les premiers cas de Covid-19, la durée de l’immunité suite à une contamination interroge toujours la communauté scientifique. Dans un avis rendu ce vendredi, la Haute Autorité de Santé (HAS) considère en tout cas qu’il n’est pas nécessaire de vacciner “systématiquement” tous les anciens patients ayant eu des formes symptomatiques de la maladie.

Une “douzaine” de réinfections connues

«La durée de l’immunité de longue durée conférée par Covid-19 n’est actuellement pas connue», rappelle la HAS dans son communiqué, répondant à une saisine de la direction générale de la santé. Elle souligne “que la fréquence réelle des cas de réinfection est difficile à établir”, l’estimant à environ “dix” dans le monde.

Les données scientifiques sur un possible “bénéfice de la vaccination des personnes déjà infectées” font défaut aujourd’hui, mais il n’y a pas non plus “d’effet secondaire grave” à vacciner une personne déjà infectée, selon la HAS.

En conséquence, «la HAS considère à ce stade qu’il n’y a pas lieu de vacciner systématiquement les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de Covid-19».

3 mois entre les symptômes et le vaccin

De même, il est recommandé de “respecter un délai minimum de 3 mois à compter de l’apparition des symptômes” avant d’être vacciné. En ce qui concerne les cas de contact, il est souhaitable d’être testé “pour confirmer ou exclure une infection Covid-19 avant d’envisager la vaccination”.

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Cet avis constitue un revirement pour la HAS. Début décembre, elle affirmait au contraire que «les données disponibles ne permettent pas d’orienter la vaccination des individus en fonction de leur statut infectieux vis-à-vis de Sars-Cov-2, ni en fonction de l’immunité conférée par une infection antérieure à Sars -Cov-2 “.

De toute évidence, les personnes infectées depuis le début de l’épidémie, que ce soit sous une forme sévère ou asymptomatique, n’ont pas été exclues de la campagne de vaccination.

Une position évolutive

Aux États-Unis également, les autorités sanitaires se sont tournées vers une vaccination des personnes déjà infectées. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains ont prudemment affirmé leur site que “parce que la réinfection par Covid-19 est possible”, il peut être souhaitable “que les personnes soient vaccinées même si elles ont déjà été infectées par Covid-19”.
Comme depuis le début de l’épidémie, les connaissances scientifiques sur Covid-19 évoluent. La HAS rappelle que sa position actuelle “sera revue en fonction de l’évolution des connaissances, notamment au regard des résultats complets des essais de phase 3 de chaque candidat vaccin et des données épidémiologiques”.

Esther Paolini Journaliste BFMTV

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