Pourquoi le promu Lensois marche en début de saison

La joie des Lensois après leur succès face à Bordeaux – Michel Spingler / AP / SIPA

  • Avec trois victoires en quatre matches, le RC Lens est l’agréable surprise de ce début de saison en Ligue 1.
  • Promu, le club artésien séduit par son jeu offensif, ses recrues efficaces et son état d’esprit irréprochable

Quatre matchs, neuf points et une place (provisoire) sur le podium de la Ligue 1. Lentille, Vous ne trouverez personne pour vous dire que le club attendait un tel début de saison.
Vainqueur ultra-logique samedi de Bordeaux (2-1), le promu Lensois fait clairement la bonne surprise du début de saison en Ligue 1. Avec ce troisième succès consécutif, les Sang et Or respirent la confiance depuis un mois. Comment sont-ils arrivés là? Explications.

Un jeu offensif affirmé et assumé

Pour résumer le jeu lensois, laissez parler Jean-Louis Leca. Le gardien raconte comment Franck Haise, l’entraîneur artésien, a débuté la saison nordiste avant le premier match à Nice. «Au cours de la conférence, il nous a dit: ‘Les gars, soit on met un bus devant le but toute la saison et on prie pour que ça se passe bien. Ou on met la qualité et on met en avant notre jeu “. C’est la philosophie du coach, du staff et pour le moment, ça va bien”, se réjouit le gardien lensois. Contrairement à beaucoup de promus, le Racing ne se contente pas de défendre en priant de ne pas prendre de but et en essayant de bien jouer les blocs Non, Lens est une équipe qui joue.

Battu samedi par le Sang et l’Or, Jean-Louis Gasset a quitté le match un peu étonné. «Ils sont très bien organisés, très agressifs, sûrs de leur jeu avec Kakuta et Ganogo qui ont fait le cirque. Ils étaient sûrs d’eux-mêmes, bien physiquement. Ils ont donné une impression de puissance que nous n’avions pas », admet l’entraîneur bordelais. Un jeu avant entièrement assumé. “Je préfère qu’on continue à avancer, à jouer, à créer des opportunités plutôt qu’à sécuriser à tout prix”, reconnaît Franck Haise, un entraîneur lensois qui estime, à juste titre, que son équipe manque encore trop d’efficacité malgré (déjà) sept buts marqués en quatre matchs.

Recrutement réussi

Ils ont fait danser la défense bordelaise tout au long du match et dans l’ensemble, ils font ce qu’ils veulent depuis le début de la saison. Arrivé cet été au RC Lens, Gaël Kakuta et Ignatius Ganogo symbolisent parfaitement le recrutement réussi du club lensois. Formé en Artois mais parti pour Chelsea avant même de débuter un pro dans le Sang et Or,
Kakuta rattrape enfin le temps perdu avec son cœur club. L’ex d’Amiens se régale et dégoûte ses adversaires en position de meneur de jeu.

Avec trois buts (trois pénalités) au compteur, le joueur est également efficace et surtout bon dans sa peau. «Depuis qu’il est ici, il est heureux. Et quand un joueur est heureux, ça se voit sur le terrain surtout quand il a des qualités », apprécie Franck Haise. Son ami Ganago, manquant de temps de jeu à Nice, a également réussi son adaptation avec trois buts en quatre matchs. Son massacre et son pressing ont déjà plié les défenses de Paris, Lorient et Bordeaux, série en cours. Mais résumer le recrutement pour attaquer serait réducteur.

Défensivement, Badé, Medina, Clauss, Sylla apportent un vrai plus. Reste Seko Fofana, la recrue la plus chère du club (10 millions d’euros), qui vient tout juste de faire ses débuts en entrant dans le match contre Bordeaux. «Quand une équipe monte de niveau avec des recrues achetées 1, 2, 5 ou 10 millions d’euros, les joueurs qui arrivent sont censés être meilleurs que ceux que nous avions auparavant. Aujourd’hui, on n’est pas en train de comparer, on se rend compte que les dirigeants ont fait un excellent travail lors du recrutement », se réjouit Jean-Louis Leca.

Un état d’esprit rempli d’humilité

Promu en Ligue 1 à dix jours de la fin grâce (ou à cause) du Covid, le RC Lens était dans ses petites chaussures avant d’entamer la saison. «Quand vous arrivez dans un championnat, vous ne savez pas vraiment où en être. Lors de nos matchs amicaux, nous n’avons pas apporté beaucoup de choses pour nous rassurer. Heureusement, nous avons bien terminé la préparation avec un match contre Dijon, une équipe de L1, où nous savions que nous n’étions pas derrière eux », raconte Leca. La prise de conscience du groupe est sans doute partie de là. Et les bons résultats n’ont apporté qu’un plus. «Nous créons quelque chose de fort entre nous. Une dynamique s’installe dans ce groupe », poursuit le gardien.

Un art de vivre qui ravit Franck Haise. «Si je dois proposer quelque chose, c’est l’état d’esprit du groupe. Steven Fortes, qui n’avait pas encore joué une minute cette saison, a fait un gros match (contre Bordeaux). Et puis, dans le contenu et en termes de résultats, je suis également satisfait. Je sais que nous travaillons bien, que nous travaillons dur et qu’il y a des repères », lâche l’entraîneur Lensois. Des éléments qui expliquent le grand succès du groupe sang et or. Reste à voir combien de temps la fête peut durer.

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