décembre 3, 2020

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Présidentielle américaine: Donald Trump, de plus en plus seul dans son monde

Ce dimanche 8 novembre au matin, au lendemain de l’annonce de la victoire de son rival démocrate Joe Biden, Donald Trump est parti profiter des températures estivales pour aller jouer au golf à Sterling, en Virginie. Le président sortant continue de parler de fraude massive et promet de contester les résultats de l’élection présidentielle américaine devant les tribunaux.

«Depuis quand les médias devraient-ils décider qui remportera les élections? Il a demandé dans l’un de ses nombreux tweets. Dès lundi, ses avocats lanceront en priorité une série de poursuites judiciaires en Pennsylvanie, en Arizona et en Géorgie. Mais combien de temps Donald Trump pourra-t-il compter sur le soutien de son parti?

Dimanche, l’ancien président républicain George W. Bush a téléphoné à Joe Biden et à son colistier Kamala Harris pour les féliciter tous les deux de leur victoire lors d’une élection “honnête”. Notant le taux de participation record, “W” a ajouté, “les Américains peuvent avoir confiance dans cette élection dont l’intégrité sera confirmée et le résultat clair. “

Immense prestige parmi la base

Cette intervention, d’autant plus remarquable que l’ancien locataire de la Maison Blanche était resté à l’écart de la campagne, a jeté un pavé dans l’étang. Une autre personnalité du parti, le sénateur Mitt Romney, candidat non retenu contre Barack Obama il y a huit ans, lui a fait écho: «Il est faux de dire que cette élection est frauduleuse, corrompue et volée, a-t-il dit. Ces critiques portent atteinte à la cause de la liberté ici et autour du monde. “

Le monde, précisément. Les messages de félicitations à Biden continuent d’affluer du monde entier: même l’Arabie saoudite, alliée distinguée de Trump, l’a félicité dimanche. C’est dire l’isolement dans lequel s’enfonce le président sortant.

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VIDÉO. 7 novembre 2020, jour où Joe Biden est devenu président des États-Unis

C’est pourquoi certains médias américains croyaient savoir que Melania, l’épouse du président, et Jared Kushner, son gendre, qui est également l’un de ses principaux conseillers, tentent de le convaincre d’accepter sa défaite. Temps perdu, apparemment, pour l’instant. L’effondrement du soutien à Trump est visible, mais il serait prématuré de penser qu’il est isolé au sein d’un parti qu’il a été, jusqu’à son échec au scrutin du 3 novembre, se transformant à son image.

Certains caciques républicains, comme son avocat Rudolph Giuliani, ex-maire de New York, ou Newt Gingrich, ex-président de la Chambre des représentants, l’encouragent à se battre (Gingrich a même invoqué le rôle de spécialistes algorithmiques chinois qui censureraient le commentaire de le président sur Facebook…).

Mais la plupart des sénateurs du parti maintiennent un silence prudent. Ils savent que Trump jouit d’un énorme prestige parmi l’électeur républicain de base et craignent toujours sa colère …

Le président élu s’attaque aux problèmes brûlants

Pendant ce temps, Joe Biden s’est précipité comme une locomotive vers la Maison Blanche. Soucieux de rassembler une Amérique fracturée comme jamais auparavant dans l’histoire récente, il semble ne pas prêter attention à Donald Trump et se concentre sur les immenses projets qui l’attendent. Après être allé à la messe dans sa ville natale de Wilmington, dans le Delaware, il a passé dimanche à mettre en place une cellule de transition pour gérer les dossiers chauds avec l’équipe de Trump.

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Prêt à gouverner avec des décrets rapides, le président élu a identifié quatre priorités pour le 21 janvier, date de sa prise de fonction: la reprise économique, la justice raciale, le changement climatique et, priorité absolue, la lutte contre le Covid -19, comme il l’a martelé. dans son discours de victoire samedi soir. Alors que la pandémie fait rage aux Etats-Unis, dès lundi, il créera une unité de travail sur le coronavirus composée de scientifiques, d’agents sociaux et de personnalités élues. Objectifs: une loi-cadre pour financer une campagne nationale d’essais et la fabrication, aux États-Unis même, de produits et équipements médicaux, et d’obliger le port du masque dans les établissements fédéraux, entre autres.

La future administration Biden prévoit également d’annuler le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé. Il prépare également, selon le Washington Post, un plan ambitieux de relance économique, d’un montant de 700 milliards de dollars (589 milliards d’euros) …