janvier 24, 2021

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Que savons-nous du virus Chapare, proche d’Ebola, qui inquiète les scientifiques?

Peur d’une autre épidémie mortelle? Des scientifiques de l’American Center for Disease Control and Prevention (CDC) ont récemment fait une présentation d’un virus bolivien lors d’une conférence de l’American Society of Tropical Medicine and Hygiene: Chapare. Une maladie transmise à l’homme, et qui a déjà fait des victimes.

Une maladie proche d’Ebola

Fièvres, douleurs abdominales, saignements des gencives … Les symptômes de ce virus découvert en 2003 en Bolivie sont similaires à ceux d’Ebola, qui a provoqué plusieurs épisodes épidémiques ces dernières années, notamment en Afrique de l’Ouest, causant régulièrement plusieurs milliers de morts. D’après le CDC, la transmission aux humains proviendrait de rongeurs via des fluides biologiques tels que le sang, l’urine ou la salive. Des infections hospitalières sont également possibles, mais les scientifiques restent prudents face aux informations limitées dont ils disposent pour le moment.

Un faible nombre de décès

Le dernier épisode concernant le virus Chapare remonte à 2019, dans la province de Caranavi, dans l’ouest de la Bolivie. Cinq cas ont été confirmés, causant trois décès. Jusqu’à présent, le taux de mortalité par maladie est de 60%. Mais malgré ces faibles chiffres, les scientifiques appellent à la prudence pour éviter une catastrophe sanitaire. En particulier, ils exigent une meilleure gestion des rongeurs dans les zones habitées.

Tests en cours

Le diagnostic et le traitement de cette maladie n’en sont qu’à ses débuts. Aucun médicament ou vaccin spécifique n’a encore été développé. Le CDC explique que le plus important est de mettre en place une «thérapie de soutien» pour les patients, à savoir leur donner des analgésiques, de maintenir leur hydratation et, éventuellement, de mettre en place des transfusions sanguines. Les tests sérologiques de dépistage n’ont pas encore été développés, ce qui rend difficile l’identification des patients. D’autant que d’autres fièvres hémorragiques existent en Bolivie, comme le virus Machupo. La recherche continuera donc à éviter d’éventuelles épidémies à l’avenir.

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