Suez rejette vigoureusement l’offre publique d’achat de Veolia

En mars 2015, à Paris.

C’est non ! Réuni en urgence, lundi 31 août dans l’après-midi, le conseil d’administration de Suez a rejeté le projet d’offre d’achat de 29,9% – l’essentiel des 32% détenus par le groupe énergétique Engie – présenté dimanche 30 août dans la soirée par son grand rival. Veolia.

Ce dernier souhaite alors lancer une OPA (OPA) sur les 70% restants du capital pour créer une “Champion de France” de classe mondiale dans les services de l’eau, des déchets et de l’énergie, un marché estimé à 1 400 milliards de dollars (1 168 milliards d’euros) par an. Ce mariage, qui coûtera 10 milliards d’euros à Veolia, avait déjà été envisagé par le groupe en 2006 (avec le soutien de l’électricien italien Enel), puis par Suez en 2012.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Qui est Meridiam, l’alliée de Veolia dans la bataille de Suez?

A l’unanimité (en l’absence de représentants d’Engie), les dirigeants de Suez ont jugé que l’offre “Non sollicité” de Veolia est “Porteur de grandes incertitudes”. Dans leur communiqué de presse, ils réaffirment leur “Confiance totale dans le projet stratégique [« shaping Suez 2030 »] créateur de valeur forte de Suez en tant qu’entreprise indépendante ».

La menace de suppressions d’emplois

Ils ajoutent que “La stratégie proposée générerait des désynergies et des pertes d’opportunités en France et à l’international”. De plus, «La complexité du processus retenu entraînerait deux années de perturbations opérationnelles, à un moment où, dans le contexte post-Covid, les équipes se concentrent sur la mise en œuvre de leur plan stratégique».

Suez soulève également la menace de suppressions d’emplois et met en évidence “Inquiétudes sur l’avenir des activités de traitement et de distribution d’eau en France”. L’activité de sa filiale Lyonnaise des Eaux en France doit en effet être cédée au fonds français Meridiam, qui investit sur le long terme dans les infrastructures (ports, réseaux télécoms, énergie, transports, etc.).

READ  Expert: La saisonnalité est plus importante pour l'économie que la météo ...
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pourquoi le groupe Veolia prend d’assaut Suez

Le conseil d’administration d’Engie, qui examinera l’offre en septembre, devrait l’approuver en principe, même si ses dirigeants discuteront du montant de l’offre, qui s’élève actuellement à 15,50 euros. par action Suez. Le gouvernement semble convaincu, pour sa part, que la «Lyonnaise» ne tombe pas entre les mains d’un fonds d’investissement étranger, ni même d’un acheteur chinois.

“Au sens de l’histoire”

Les marchés financiers, pour leur part, ont immédiatement approuvé le projet de Veolia, qui doit être achevé dans les douze à dix-huit mois à venir. Le titre de Suez a bondi de 18,50% (à 14,50 euros) lundi à la Bourse de Paris, tandis que celui de Veolia a gagné 5,73% et celui d’Engie de 4,67%.

Antoine Frérot, PDG de Veolia, déclare “100% sûr” que son opération réussira. Il le décrit comme“Amical”, qui suscite l’indignation à Suez, dont les dirigeants n’ont été prévenus que quelques heures avant l’annonce d’une OPA qu’ils jugent au contraire peu amicale. Il appelle “Toutes les équipes de Suez, y compris la direction, à rejoindre le projet “.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En quittant Suez, le groupe Engie opère un nouveau virage stratégique

Cela intervient à un moment où le secteur mondial des services environnementaux, effondré entre des milliers d’acteurs, commence à se consolider autour de fonds d’investissement comme KKR, qui vient de réaliser un investissement important au Royaume-Uni. . Ou des opérateurs de pays émergents comme le géant chinois Beijing Capital Group. Il a des appétits internationaux et M. Frérot le voit déjà comme son “Futur grand concurrent”.

Surtout, la fusion des deux groupes “Au sens de l’histoire”, assure M. Frérot. La lutte contre le réchauffement climatique et la nécessité de préserver la biodiversité et les ressources (eau, énergie, minéraux, etc.) nécessitent d’énormes investissements. La taille d’un groupe est, selon lui, ” Capitale “ pouvoir investir dans l’équipement, la R&D et l’innovation.

READ  Julia Roberts et George Clooney de retour à l'écran ensemble. Jouez dans la comédie romantique "Ticket to Paradise"
Lire aussi Veolia veut racheter la quasi-totalité de sa participation dans Suez à Engie

Nous serions ravis de connaître votre avis

Laisser un commentaire

Mercatoshow.com