Test de roue électrique Teebike: motoriser facilement votre vélo n’est pas sans contraintes

Prête à l’emploi, la roue électrique et connectée Teebike est simplement livrée avec sa notice et quelques pièces et outils. Avant de commander, nous aurons vérifié que l’écartement entre les deux bras de la fourche du vélo à monter est suffisant pour accueillir la roue Teebike, puisque le bloc moteur + batterie de celui-ci est suffisamment large pour la majeure partie de son diamètre imposant. Par conséquent, l’espacement en haut de la fourche (15,6 cm de l’axe de la roue) doit être d’au moins 8,5 cm de large, ce qui exclut la plupart des fourches de vélo de route et fixies, par exemple. Pour les besoins du test, nous avons utilisé notre ancien VTT semi-rigide Rockrider, équipé d’une fourche à suspension en forme de T, qui a un espacement fin de 10 cm.

On notera tout de même qu’il est préférable d’utiliser une fourche en acier très rigide pour monter une roue comme celle-ci, notamment en raison de sa masse élevée et des contraintes que sa motorisation impose sur la fourche. Avec 7,56 kg sur la balance, soit encore 5,4 kg de plus que notre roue VTT, il faut dire que la roue Teebike est un poids lourd. Pour ces raisons, la fourche à suspension de notre VTT peut s’user prématurément, mais lorsqu’il s’agit de «recycler» un vélo pour l’électrifier, cette usure nous semble acceptable.

En termes de confort, cependant, on serait plutôt tenté de recommander une fourche à suspension, car le pneu de petite section (26 x 1,5 “; 40-559) filtre très peu les aspérités de la route. Gonflé à sa pression recommandée de 4 bars , il privilégie ainsi la performance au confort.

Teebike se targue d’une installation facile pour sa roue, ce qui pourrait être fait en quelques minutes. Pour une première installation, il faut encore prévoir un peu de temps, car les étapes doivent être suivies scrupuleusement. Plus important encore, placer les rondelles aux bons endroits et régler correctement les freins – qu’il s’agisse de disques ou de plaquettes. Sur notre VTT, après avoir installé le disque de frein (6 vis), nous avons dû ajouter une rondelle fine pour gagner quelques millimètres et éviter que l’étrier de frein ne frotte contre la roue. Rien de compliqué, mais il faut être méticuleux pour s’assurer que l’installation se fait correctement. Le bon fonctionnement de la roue et la sécurité sont en jeu. Comparé à un kit d’électrification classique, qui nécessite de passer des câbles sur tout le vélo, c’est cependant rapide et facile.

Une fois cela fait, vous pouvez également installer le support de smartphone fourni sur le guidon du vélo. Robuste, ce n’est cependant pas le plus pratique à utiliser, puisque le smartphone se verrouille en serrant une vis moletée. Il est également fortement recommandé d’utiliser une coque de protection pour votre smartphone, car les mâchoires métalliques du support ne sont pas recouvertes de caoutchouc et risquent donc de provoquer des rayures. Nous pouvons encore acheter un autre support de smartphone.

Il est également possible de garder votre smartphone dans une poche ou un sac, à condition d’avoir préalablement déverrouillé la roue avec l’application. Le smartphone étant le seul moyen de contrôle, cependant, en raison de l’absence de télécommande sur le guidon, il reste intéressant de l’avoir sous la main. De plus, un système antivol (en option) permet de bloquer le moteur afin que personne ne puisse conduire le vélo tant que la roue Teebike n’a pas été déverrouillée par le smartphone auquel il est appairé. La connexion se fait simplement via Bluetooth, directement dans l’application. Un étalonnage des capteurs est nécessaire avant la première utilisation, afin que la roue détecte correctement les décélérations et l’inclinaison de la route.

L’utilisation de la roue est alors très simple. Vous ouvrez l’application, démarrez le volant en choisissant un mode d’assistance parmi les 3 disponibles (puissance 20%, 50% et 99%), puis il vous suffit de pédaler. L’assistance démarre alors dès que vous dépassez 5 km / h. Un bouton Boost situé en bas à droite de l’écran permet, comme son nom l’indique, de forcer l’activation du moteur et de profiter de sa puissance maximale tant que vous gardez le doigt dessus. Pratique pour un départ, surtout si vous avez négligé le passage à une vitesse inférieure avant d’aborder une montée, par exemple. Cependant, nous regrettons amèrement de ne pas avoir une petite commande sans fil que nous aurions pu installer à côté de la poignée gauche, comme cela se fait sur la grande majorité des vélos électriques. Manipuler son smartphone en roulant reste périlleux, ne nous laissant qu’une seule main pour diriger votre vélo et surtout freiner.

En termes de freinage, on observe logiquement une augmentation de la distance d’arrêt lors d’un freinage d’urgence. Ceci est dû notamment à la masse importante de la roue et à la section modeste de son pneumatique. Il faut être raisonnable avec le levier de frein avant pour éviter de soulever la roue arrière, la roue Teebike restant fermement ancrée au sol en raison de sa masse. Cependant, le moteur s’arrête immédiatement dès qu’une décélération est détectée par les capteurs de roue. Aucun danger à ce niveau.

En l’absence de capteur de force ou même de pédalage, la roue Teebike démarre automatiquement à partir de 5 km / h. Nous sommes alors libres de l’assister plus ou moins jusqu’à atteindre 25 km / h au-delà desquels l’assistance est coupée pour se conformer à la législation européenne applicable aux vélos à assistance électrique. Ce principe de fonctionnement permet néanmoins de continuer à rouler sans donner un seul coup de pédale une fois la roue démarrée. On a un peu l’impression de conduire un cyclomoteur, surtout lorsque le mode d’assistance maximale est sélectionné. Donc, pour un pédalage naturel, ce n’est pas trop. En mode d’assistance 1 ou 2, cependant, l’assistance est moins ressentie; on retrouve des sensations plus proches de celles que l’on aurait sans assistance électrique, ces modes étant tout à fait suffisants pour rouler sur terrain plat ou même en légère montée.

En matière de tenue de route, nos craintes concernant le surpoids causé par une roue avant de 7,5 kg étaient particulièrement vraies en utilisation urbaine, à basse vitesse. On perd inévitablement de l’agilité dans les virages serrés et il est illusoire de lever la roue avant. On sent alors assez nettement les montées et les descentes de trottoirs, qu’il vaut finalement mieux éviter pour ne pas risquer d’endommager la roue ou même de perdre l’équilibre. En usage routier et sur de belles pistes cyclables, en revanche, pas d’inconfort à déplorer, il est beaucoup plus facile d’oublier le surpoids de la roue Teebike, d’autant plus qu’elle nous tire avec suffisamment de force.

Avec son couple maximal annoncé à 55 Nm, la roue nous accompagne assez bien dans les montées, à condition bien sûr que l’on prenne la peine de pédaler et que l’on choisisse un rapport adapté à la situation, comme nous le faisons. ferait naturellement de toute façon sans assistance électrique. Il vaut également mieux garder une cadence et une vitesse de pédalage suffisantes, car la roue a du mal à nous remorquer à moins de 10 km / h, ne délivrant pas vraiment sa puissance au-delà de cette vitesse.

Au niveau de la pollution sonore, on peut regretter que la roue ne soit pas plus discrète, car elle émet un bruit lancinant qui n’est pas très agréable et aussi audible par les passants. Rien de prohibitif, mais la roue Teebike nous rappelle constamment sa présence.

Teebike annonce une autonomie maximale de 80 km en utilisant le premier mode d’assistance électrique (20% de puissance). Une autonomie qui dépend forcément de nombreux paramètres comme le dénivelé, bien sûr, mais aussi la pression des pneus, le poids du cycliste, la cadence de pédalage … Notre test en mode assistance maximale nous a conduit à rouler près de 40 km , notre VTT étant équipé d’un pneu 26 x 2,2 “à l’arrière et d’une charge totale approchant les 85 kg. Un résultat honorable. Bien que nous ne puissions pas refaire toute l’expérience avec un mode d’assistance plus bas, on peut raisonnablement s’attendre à 50 à 60 km d’autonomie avec cette roue Teebike en mode mixte et en variant les niveaux d’assistance.

Malheureusement, l’estimation de l’autonomie restante n’est pas très précise. Seul un pourcentage du niveau de la batterie donne une idée. Cependant, celle-ci a tendance à varier en fonction du niveau de charge du moteur, faisant parfois craindre une faible capacité restante alors qu’il reste de quoi conduire un bon moment en abaissant l’assistance d’un cran. Il vaut donc mieux être prudent lors des premières utilisations, le temps de jauger l’autonomie en fonction du mode de conduite et des itinéraires empruntés.

Le chargeur 2 A fourni avec la roue est capable de recharger la batterie à 80% en 2 heures. Cependant, il faut doubler la quantité pour retrouver la pleine capacité de 315 Wh. Teebike annonce que la capacité est maintenue à 100% jusqu’à 1000 charges, après quoi une diminution est observée jusqu’à 80% après 1500 charges. La durée de vie indicative est, selon le fabricant, “presque 5 ans ou 30000 km“. Le remplacement de la batterie est assuré par Teebike et facturé 200 €.

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