décembre 1, 2020

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Test RSeat S1: difficile pour les simulations de course ou de vol

Présenté comme un hybride entre le cockpit de course et le cockpit du simulateur de vol, le rSeat S1 est inséré entre le RS1 et le N1 du constructeur bulgare. Plus modulable, il se veut aussi plus rigide que le RS1, sans égaler le N1 à ce niveau.

Le rSeat S1 est disponible en noir, rouge, blanc et même argent pour son châssis. Son prix démarre à 958,80 € avec un siège baquet en finition cuir et grimpe à 1138,80 € pour un revêtement Alcantara.

Finition cuir noir pour notre modèle d’essai.

Côté accessoires, on retrouve les mêmes types de supports que pour les RS1 et N1, à savoir un support pour Buttkicker (106,80 €), des supports pour kit haut-parleur 5.1 Logitech Z906 (106,80 €), un support clavier et souris (154,80 €) et un support tablette et Button Box (118,80 €). Le S1 se distingue cependant par ses supports latéraux. Le support classique pour levier de vitesses et frein à main peut ainsi être remplacé par des supports pour joystick et accélérateur, pour simulateurs de vol.

Une structure massive et modulable

Un peu plus imposant que son petit frère le RS1, également plus lourd (48 kg contre 42 kg), le rSeat S1 repose sur une véritable plateforme sur laquelle sont fixés le support de l’assise et celui de la pédale. Les structures tubulaires des RS1 et S1 cèdent ainsi la place à des plaques d’acier au carbone pliées et découpées au laser. Cependant, il reste un tube, et non des moindres, puisque c’est le support de volant qui est ancré solidement sur les bords du châssis. L’étape d’assemblage est un peu plus longue que pour un RS1 (prévoir 2 bonnes heures), notamment pour visser les différentes parties de la plateforme, toutes soigneusement emballées (le film plastique gagnerait cependant à être remplacé par du papier, plus écologique) et livré dans un coffret imposant. Rien de bien compliqué si vous suivez attentivement les instructions. Plus besoin de sortir vos outils, rSeat met à votre disposition un jeu de clés Allen et les écrous déjà soudés aux différentes pièces facilitent grandement l’opération.

Il ne reste plus qu’à installer les différents périphériques. Volant et pédales trouvent facilement leur place sur leurs supports respectifs, très proches de ceux du N1. Le volant est ainsi réglable en hauteur et en inclinaison et les pédales bénéficient de 5 niveaux d’inclinaison et peuvent être réglées en profondeur à l’aide d’une glissière. Bien plus pratique que sur le RS1, car on peut facilement trouver le bon réglage et donc être plusieurs pour utiliser le cockpit si besoin.

Le godet est également monté sur une glissière, pour un réglage tout aussi simple. Dommage tout de même que la glissière du pédalier dépasse tellement à l’avant du châssis et que ces deux glissières ne soient pas plutôt solidaires des supports pour se déplacer avec eux.

Selon le constructeur, les réglages permettent d’adapter le S1 à des utilisateurs mesurant de 127 cm à plus de 200 cm, pour un poids maximum de 140 kg. Suffisant pour accueillir Dwayne Johnson, par exemple, à condition peut-être de changer le siège qui peut être un peu étroit. A noter que si le S1 est livré avec des pieds réglables, il est également possible de les remplacer par des roulettes (spécial fortes charges et avec freins, attention), le filetage M8 étant standard. Pratique si vous souhaitez libérer de l’espace facilement.

Pour une expérience complète, un levier de vitesses et un support de frein à main sont également disponibles en option. Très lourd et imposant, il se fixe sur le côté du cadre avec 4 vis. Nous apprécions la possibilité d’ajuster le support en hauteur, profondeur et inclinaison. Ce support latéral peut accueillir un joystick et vous pouvez donc en acheter un deuxième pour utiliser également un accélérateur (ou vice versa).

Vol ou course, il faut choisir

Les amateurs de simulateurs de vol se tourneront néanmoins plus volontiers vers le “S1 Flight Mount Upgrade Kit”, un ensemble de deux supports latéraux spécialement conçus pour cet usage. Identiques au support pour levier et engrenage à l’exception de la plaque supérieure, ils sont fixés aux mêmes endroits. Malheureusement, rSeat n’a évidemment pas prévu le cas des utilisateurs qui maîtrisent à la fois les simulations de course et les simulateurs de vol. Le passage d’une catégorie à une autre implique de dévisser le matériel ou le support. On aurait apprécié un système de dégagement rapide qui aurait permis d’échanger la plaque supérieure recevant un levier de vitesses avec une autre plaque recevant un joystick, par exemple.

Le cockpit ne semble pas vraiment conçu pour cette double utilisation de toute façon, car il est difficile de monter dans le siège baquet si vous avez installé à la fois les supports latéraux et le tube supportant le volant. Il aurait alors fallu pouvoir abaisser ce dernier ou un support latéral pour s’intégrer plus facilement dans le cockpit. Rien d’insurmontable, mais tout le monde n’a pas la flexibilité d’un pilote de Formule 1 ou de rallye qui se glisse dans l’habitacle de sa voiture. Mieux vaut être conscient de cette limite, le S1 est bel et bien adapté aux simulateurs de vol et de course, mais il vaut mieux choisir l’un ou l’autre.

Prêt pour les gros volants

Grâce à son support de volant inspiré de celui du modèle haut de gamme rSeat N1, le S1 offre une stabilité latérale remarquable. Très rigide, le tube fixé de chaque côté du cadre présente même une bonne stabilité en profondeur. Il y a quelques légers mouvements qui peuvent s’expliquer par l’absence de renforts aux angles sur le tube du S1 par rapport au N1, mais cela reste assez subtil, sans pénaliser le pilotage. Si le N1 garde l’aileron de stabilité et est encore mieux adapté aux volants entraînement direct très coupleux, le S1 doit clairement avoir honte de la comparaison et peut également être envisagé avec les volants les plus puissants.

Pas de problème bien sûr avec un Thrustmaster TS-XW.

Le boîtier de pédalier est également similaire à celui du N1 et offre une excellente rigidité. Pas de problème d’appuyer comme une brute sur la pédale de frein d’un pédalier de capteur de force (cellule de charge) ou même hydraulique, le support reste en place et ne se plie pas. Il en va de même pour le levier de vitesses et le support de frein à main. Vous pouvez tirer brusquement sur le frein à main pour prendre un virage en épingle à cheveux sur une étape de rallye sans craindre d’endommager le support, ou rétrograder à pleine vitesse avant le virage avec une boîte de vitesses séquentielle. On ne peut pas dire que les flexions et les vibrations soient totalement absentes, mais elles restent suffisamment faibles pour ne pas perturber la maniabilité des leviers.

Constat similaire avec les supports du kit pour simulateurs de vol et pour cause, les structures métalliques sont les mêmes. La stabilité est cette fois appréciable pour assurer une absence de mouvements parasites lors de la manipulation du joystick notamment. Par rapport à une utilisation sur un bureau, on gagne le confort du siège baquet et une position de conduite plus agréable. Une barre de gouvernail peut être ajoutée à la place du pédalier, pour obtenir un jeu agréable, stable et efficace.

Points forts

  • Bonne rigidité latérale du support de volant.

  • Robustesse de l’ensemble.

  • Conception soignée, bonne qualité de construction.

  • Seau bien enveloppant.

  • Glissez les ajustements pour le siège et les pédales.

Points faibles

  • Pas vraiment pratique s’il s’agit de l’équiper aussi bien pour la course que pour le vol (manque de fixations rapides, accès difficile …).

  • Aucun passage de câble dans les tubes.

  • Glissières intégrées au châssis et non aux supports de volant et de pédale.

Conclusion

5 étoiles par LesNumériques.com

Imposant, mais élégant, le rSeat S1 séduit et offre la robustesse que l’on est en droit d’attendre d’un tel cockpit. Sa compatibilité avec les simulateurs de vol est malheureusement difficile à combiner avec une activité de simracing, en raison de l’absence d’un système de fixation rapide qui aurait permis de commuter facilement un joystick et un levier de vitesses, par exemple. Il vaut donc mieux choisir entre l’une ou l’autre activité, d’autant plus que si vous installez tous les différents supports, l’accès au godet devient beaucoup plus compliqué. Néanmoins, le S1 est tout à fait satisfaisant pour l’un ou l’autre usage et fait encore mieux que le RS1 quand il s’agit de course pure.

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