octobre 27, 2020

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Total: Pas de M&A dans les énergies renouvelables en raison de la “bulle”

TOTAL: PAS DE M&A DANS LES RENOUVELABLES EN RAISON "BULLE"

TOTAL: PAS DE M&A DANS LES RENOUVELABLES EN RAISON DE “BUBBLE”

LONDRES / PARIS (Reuters) – Total n’envisage pas de fusions-acquisitions dans les énergies renouvelables en raison d’une «bulle» qui surévalue le secteur mais dont le groupe entend néanmoins profiter en développant ses propres actifs et en cédant alors une partie de ses projets, a déclaré mercredi son PDG, Patrick Pouyanné.

Total a annoncé fin septembre son intention d’accélérer sa diversification dans l’électricité et les énergies renouvelables et revu à la hausse ses ambitions dans ce domaine, le groupe anticipant une baisse de ses ventes de produits pétroliers de près de 30% au cours de la prochaine décennie.

«Il y a une bulle et l’erreur serait de faire des fusions-acquisitions aujourd’hui dans les énergies renouvelables. Nous ne faisons pas de fusions-acquisitions. Soyons clairs: si vous voulez acquérir aujourd’hui une entreprise d’énergies renouvelables qui a un multiple de 20 ou plus, bien sûr il y a C’est une bulle », a déclaré Patrick Pouyanné lors d’un forum organisé par la société Energy Intelligence.

“Pourquoi y a-t-il une bulle? Parce que les actifs sont rares et que de nombreux investisseurs rechignent à [développer] leur propre portefeuille (…). Mon conseil à mes collègues est de ne pas acheter des actifs exploités qui sont évalués à des niveaux incroyablement élevés », a-t-il ajouté.

“Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous investir, développer notre portefeuille et profiter de la bulle.”

Patrick Pouyanné a également estimé l’investissement pour produire 100 gigawatts (GW) d’électricité à 100 milliards de dollars, un chiffre qu’il a comparé aux 30 à 50 milliards nécessaires – voire moins – pour produire un milliard de barils équivalent pétrole.

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“Bien sûr, les énergies renouvelables sont aidées et en quelque sorte subventionnées aujourd’hui par le faible coût du capital. Cette dynamique (…) pourrait changer et mon sentiment est que, si le coût du capital augmente, tous les retours sur investissement devront augmenter. ”

(Benjamin Mallet, avec Ron Bousso et Shadia Nasralla, édité par Jean-Michel Bélot)