Trois gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme lors d’une intervention pour violences conjugales

Un gendarme à Saint-Just (Puy-de-Dôme), dans la matinée du 23 décembre, où trois gendarmes ont été abattus dans la nuit.

C’est la nuit la plus meurtrière de l’année pour les forces de l’ordre déjà testées. Trois gendarmes ont été abattus par un individu enfermé chez lui, peu après minuit le mercredi 23 décembre, dans un hameau isolé près du village de Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme. Les soldats de la compagnie d’Ambert avait été appelé à intervenir dans une situation de violence domestique. L’auteur des coups de feu a été retrouvé mort dans la matinée. Selon les informations de Monde, il s’est suicidé près de sa voiture.

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Les deux premiers hommes ont été visés alors qu’ils tentaient de secourir une réfugiée sur le toit de la maison. Ils ont tenté de riposter mais l’un d’entre eux, le brigadier Mavel, 21 ans, a été mortellement blessé. Le second a été blessé par balle mais sa vie n’est pas en danger. Il a été transporté au centre hospitalier d’Ambert. La femme a pu être sauvée.

Le maniaque, connu de la gendarmerie pour des problèmes de garde d’enfants, était lourdement armé. Après ce premier échange de tirs, il a mis le feu à sa maison. Deux autres gendarmes, qui s’étaient approchés des lieux pour une reconnaissance, ont également été pris dans la mitraille. Les pompiers, appelés à éteindre l’incendie, n’ont pas pu s’approcher pour les secourir dans un premier temps. Soutenus plus tard par le SAMU, les deux soldats sont décédés des suites de leurs blessures. Il s’agissait du lieutenant Morel, 45 ans, et de l’adjudant Dupuis, 37 ans.

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GIGN sur place

De nombreux membres des forces de sécurité ont été par la suite appelés en renfort. Au total, près de 300 gendarmes ont été mobilisés, dont le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. La force d’élite s’est engagée sur place et a effectué les opérations de pistage. L’homme qui avait fui a été activement fouillé toute la nuit. Il a été retrouvé mort tôt le matin à côté de son véhicule. Selon l’AFP, la femme qui s’est enfuie sur le toit a été interrogée mercredi matin pour essayer de comprendre comment la situation a dégénéré et pour identifier les motivations du meurtrier.

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Sur son compte Twitter, Emmanuel Macron a salué l’engagement de l’armée à “Aider une femme victime de violence domestique”. «La nation se joint au chagrin des familles. Pour nous protéger, nos forces agissent au péril de leur vie. Ce sont nos héros », a écrit le chef de l’Etat. “Cette tragédie nous touche tous et pleure tout le pays, pour sa part, a réagi le Premier ministre, Jean Castex, aussi sur Twitter. Je partage la douleur de leurs proches et de leurs frères d’armes et je les assure de mon soutien indéfectible. “

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