septembre 23, 2020

Mercatoshow.com

Monde des nouvelles complet

Trump annonce un “ accord de paix ” entre Bahreïn et Israël

Un mois après l’accord entre les Émirats arabes unis et Israël, le président américain Donald Trump a annoncé vendredi 11 septembre que Bahreïn et Israël normaliseraient leurs relations. «Une autre percée historique aujourd’hui!, une a tweeté le locataire de la Maison Blanche. Nos deux grands amis Israël et Bahreïn sont parvenus à un accord de paix. “

Dans une déclaration commune, les dirigeants des deux États et Donald Trump écrire : «C’est une étape historique vers la paix au Moyen-Orient. L’ouverture d’un dialogue direct sur la création de liens entre ces deux sociétés dynamiques et les économies développées contribuera à confirmer la transformation du Moyen-Orient et à accroître la stabilité, la sécurité et la prospérité dans la région. “

De son côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a écrit dans un communiqué en hébreu: «Citoyens d’Israël, je suis ému de vous informer que ce soir nous parviendrons à un autre accord de paix avec un autre pays arabe, Bahreïn. Cet accord s’ajoute à la paix historique avec les Émirats arabes unis. “

Pour Khaled Al-Khalifa, conseiller du roi de Bahreïn, cet accord contribue à “Sécurité, stabilité et prospérité” de la région. Cette initiative “Envoie un message positif et encourageant au peuple d’Israël selon lequel une paix juste et globale avec les Palestiniens est le meilleur moyen”, a-t-il ajouté dans un tweet.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La convergence entre Israël et les EAU brise le consensus arabe sur la Palestine

Hostilité commune à l’Iran

Normaliser les relations entre Israël et les alliés américains au Moyen-Orient, y compris les riches monarchies du Golfe, est un objectif clé de la stratégie régionale de M. Trump pour contenir l’Iran, un ennemi intime de Washington et des États-Unis. l’État hébreu. Bahreïn et Israël partagent la même hostilité envers Téhéran, que Manama accuse d’avoir instrumentalisé la communauté chiite de Bahreïn contre la dynastie sunnite au pouvoir.

READ  vers de nouvelles restrictions en Grande-Bretagne

Le communiqué conjoint publié par la Maison Blanche précise que Bahreïn se joindra à une cérémonie de signature prévue le 15 à Washington entre Israël et les Emirats Arabes Unis, en présence de M. Netanyahu. Cet accord fera des Émirats et de Bahreïn les troisième et quatrième pays arabes à établir des relations diplomatiques avec l’État juif, après les traités de paix conclus avec l’Égypte (1979) et la Jordanie (1994). Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a salué l’accord. “Je salue cette étape importante qui vise à consolider la stabilité et la paix au Moyen-Orient et qui permettra de trouver une solution juste et permanente à la cause palestinienne”, A tweeté M. Sissi.

Jeudi, le président des États-Unis a prédit que l’Arabie saoudite finirait par le faire: «Vous verrez d’autres pays arriver assez rapidement et nous pourrions avoir la paix au Moyen-Orient. Je pense qu’au final, plusieurs pays uniront leurs forces. Les gros arriveront. J’ai parlé au roi d’Arabie saoudite, alors nous nous parlons. Nous venons d’entamer le dialogue et nous les verrons arriver. “

L’échec des Palestiniens

L’Autorité palestinienne et le mouvement islamiste Hamas, pour leur part, ont immédiatement fustigé cette annonce. “L’accord entre Bahreïn et Israël est un coup de couteau dans le dos de la cause palestinienne et du peuple palestinien”, a déclaré Ahmad Majdalani, ministre des Affaires sociales de l’Autorité palestinienne. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a dénoncé une “Agression” porté un “Dommage grave” à la cause palestinienne.

Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump s’est aliéné de l’Autorité palestinienne en augmentant le nombre de décisions favorables à Israël, conscient de satisfaire ainsi la large frange chrétienne évangélique de son électorat.

READ  Plus de 3300 nouveaux cas en France, le vaccin russe déjà produit ... point sur le coronavirus

De son côté, l’Autorité palestinienne n’a pas réussi à convaincre les États membres de la Ligue arabe de condamner mercredi l’accord israélo-émirati. Ramallah craint de remettre en cause la position des Etats membres de la Ligue, qui ont fait du retrait israélien des territoires occupés et de la création d’un Etat palestinien les conditions de la normalisation de leurs relations avec Israël.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La diplomatie palestinienne dans une impasse

Sans évoquer l’accord, le prince Faisal Ben Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères, a réaffirmé mercredi le soutien de Riyad à la création de cet État à l’intérieur des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Lors d’une visite du ministre américain des Affaires étrangères Mike Pompeo à Manama fin août, le roi de Bahreïn a réaffirmé que son pays soutenait la création d’un État palestinien, semblant rejeter implicitement l’appel de Washington à établir rapidement des relations avec Israël.

Lire aussi Les Palestiniens oubliés dans l’accord entre Israël et les Émirats arabes unis

Le Monde avec l’AFP et Reuters