décembre 2, 2020

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un taux de mortalité à trois mois de 31% en réanimation

Le taux de mortalité des patients en réanimation entre fin février et début mai a atteint 31%, selon une étude portant sur plus de 4 000 patients, principalement en France. A 90 jours, 1298 patients sur 4244 admis en réanimation entre le 25 février et le 4 mai n’avaient pas survécu, précise l’étude publiée mardi 3 novembre, impliquant notamment les équipes d’Assistance-Publique / Hôpitaux de Paris (AP -HP) et de l’Inserm .

Cependant, ce taux de mortalité s’est amélioré entre le début et la fin de l’étude: il est passé de 42 à 25%, sans savoir si cela est dû à une moindre gravité des dommages, à une modification du profil du patient ou à une meilleure prise en charge par exemple. .

Les auteurs notent également que «la mortalité était plus élevée chez les patients âgés, diabétiques, obèses», Les personnes immunodéprimées, celles qui ont eu les problèmes respiratoires les plus graves et celles qui ont connu un court délai entre les premiers symptômes et l’admission en réanimation.

Parmi les quelque 4200 patients étudiés, 63% ont dû être intubés et mis sous respirateur dès le jour de leur admission et 80% au total devaient l’être à un moment ou à un autre de leur séjour, selon cette étude publiée dans l’Intensive Journal Care Medecine.

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Un âge médian de 63 ans

Les 4 244 patients, dont 74% d’hommes, inclus dans l’étude avaient un âge médian de 63 ans et avaient été admis en réanimation pour insuffisance respiratoire aiguë secondaire à une infection par le SRAS-CoV-2, précise-t-il.

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Ils étaient, en moyenne, plus souvent obèses que la population générale. Ces patients étaient répartis dans 138 hôpitaux différents en France, en Belgique et en Suisse. 56% des patients ont été hospitalisés en Ile-de-France.

«La sévérité de ces patients couplée à des durées de séjour beaucoup plus longues que celles observées chez des patients de même sévérité avec un SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë, NDLR) non lié au COVID-19 peut expliquer la fatigue des capacités. réception des services de réanimation lors de la première vague», A commenté l’AP-HP dans un communiqué de presse présentant l’étude mardi.

«Un suivi à plus long terme est désormais nécessaire pour avoir une description complète du pronostic et des séquelles des patients atteints des formes les plus sévères de COVID-19 hospitalisés en réanimation», Ajoute l’AP-HP.