octobre 25, 2020

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une ancienne infection par un autre coronavirus réduirait la gravité

L’ESSENTIEL

  • L’infection par le SRAS-CoV-2 déclenche une réaction immunitaire croisée chez les personnes qui ont déjà contracté un autre coronavirus qui provoque un rhume ou une pneumonie.
  • Une infection antérieure par un coronavirus froid réduirait ainsi la gravité de la maladie Covid-19 en réduisant le risque de se retrouver en réanimation ou d’avoir besoin d’une assistance respiratoire.
  • Cette découverte pourrait non seulement avoir des répercussions sur le développement du vaccin, mais aussi sur celui d’un traitement pour limiter les formes graves de Covid-19.

Avoir été infecté par un coronavirus “bénin” responsable du rhume n’immunise pas contre le SRAS-CoV-2. D’autre part, cette ancienne contamination réduirait le risque de développer une forme grave de Covid-19.

Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les chercheurs du Boston Medical Center et de la Boston University School of Medicine. Dans une étude publiée dans le Journal d’investigation clinique, ils démontrent qu’une infection antérieure par un coronavirus froid réduisait la gravité de la maladie Covid-19. Cette découverte pourrait avoir des répercussions importantes sur le développement d’un futur vaccin.

Un effet protecteur contre les autres coronaviru

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs sont partis du principe que si le SRAS-CoV-2 est un pathogène récent, il existe cependant de nombreux autres types de coronavirus endémiques chez l’homme. Causant le «rhume» ou la pneumonie, ces coronavirus partagent certaines séquences génétiques avec le SRAS-CoV-2. Il est donc possible que les réponses immunitaires à ces autres coronavirus puissent réagir de manière croisée avec le SRAS-CoV-2.

Les auteurs de l’étude ont examiné les données des dossiers médicaux électroniques de personnes ayant subi un test PCR entre mai 2015 et le 11 mars 2020. Les tests PCR Naso-Pharyngé détecte divers agents pathogènes respiratoires, y compris les coronavirus froids endémiques. Ils ont également examiné les données de personnes testées pour le SRAS-CoV-2 entre le 12 mars 2020 et le 12 juin 2020.

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Après ajustement pour divers facteurs dont l’âge, le sexe ou même l’IMC, les chercheurs ont constaté que les patients hospitalisés pour Covid-19 et ayant déjà obtenu un résultat positif dans un test PCR pour un autre coronavirus, présentaient un risque significativement plus faible d’être admis aux soins intensifs. unité, ou même d’avoir besoin d’une assistance respiratoire. Leur probabilité de survie était également significativement plus élevée. Cependant, un résultat positif antérieur pour le coronavirus n’a pas empêché une personne de contracter le SRAS-CoV-2.

“Nos résultats montrent que les personnes présentant des preuves d’une infection antérieure au coronavirus froid présentent des symptômes moins graves du COVID-19”, confirme le Dr Manish Sagar, médecin spécialiste des maladies infectieuses et co-auteur de l’étude.

Limiter les formes sévères d’infection

Une autre conclusion intéressante, les auteurs tirent de leurs travaux, est que l’immunité peut empêcher Covid-19 d’une manière différente de prévenir l’infection par le SRAS-CoV-2. Ils l’ont démontré par le fait que des groupes de patients avaient des probabilités d’infection similaires mais des probabilités différentes de se retrouver en réanimation ou de mourir.

«Les gens sont régulièrement infectés par des coronavirus autres que le SRAS-CoV-2, et les résultats de cette étude peuvent aider à identifier les patients présentant un risque plus faible ou plus élevé de développer des complications après avoir été infectés par le SRAS-CoV -2,explique Joseph Mizgerd, professeur de médecine, de microbiologie et de biochimie à la Boston University School of Medicine, également co-auteur de l’ouvrage. Nous espérons que cette étude pourra servir de tremplin pour identifier les types de réponses immunitaires qui n’empêchent pas nécessairement l’infection par le SRAS-CoV-2, mais limitent plutôt les dommages causés par Covid-19. “


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